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Samedi 21/03/2026

Bovins viande – Commerce plus calme dans les Charolaises.

Publié par Acti Ouest

Bovins de boucherie – A trois semaines de Pâques, de nombreux animaux de haute qualité vont se retrouver sur les concours d’animaux de boucherie, avec des opérateurs passionnés de bonne viande, mais qui souffrent du niveau élevé des prix dans le conventionnel. Les GMS sont plus frileuses, et les bouchers sont inquiets, face à des marges qui se réduisent et une main-d’œuvre plus compliquée à trouver. Les commandes pour ces éditions 2026 sont à la baisse.

L’analyse commerciale de ces dernières semaines fait apparaître un resserrement des grilles tarifaires avec une progression plus limitée des prix dans le haut de gamme et une forte augmentation dans la viande industrielle destinée à la transformation. Les niveaux des prix restent sur des sommets pour les bonnes femelles Parthenaises, Aubrac, Blondes d’Aquitaine de qualité bouchère. Les écarts de valorisation entre le marché conventionnel et les concours vont s’amoindrir. L’équilibre offre/demande avec une mise à l’herbe assez précoce des animaux (dans les régions les plus favorables) permet une réduction naturelle de l’offre dans les Charolaises, les Limousines ou les autres races allaitantes, ce qui accentue le déficit de marchandise. Néanmoins, l’offre dans les allaitantes de milieu de gamme est suffisante pour un marché qui souffre de la vente des aloyaux. Les abatteurs ont commencé à infléchir timidement la courbe des prix des Charolaises et des femelles R de conformation.

Réformes laitières – Les industriels couvrent leurs besoins avec un peu plus de facilité que l’an passé avec des sorties plus étoffées en cette période comptable charnière dans de nombreuses exploitations où les variations de stock sont gérées avec minutie. Néanmoins, la dynamique commerciale reste très présente, avec une émulation commerciale toujours très forte dans les campagnes. Les industriels restent sur des stocks très bas, à une période où les volumes vont de nouveau s’amoindrir avec la mise à l’herbe. Même si les industriels freinent la progression des prix, le marché reste porteur avec des niveaux de prix élevés dans les vaches Prim’Holsteins, Normandes et Montbéliardes. Le manque de minerai se retrouve dans le dynamisme commercial observé dans les taureaux de réformes.

Jeunes bovins – La demande est réservée sur le marché français face à un meilleur équilibre offre/demande et une activité ralentit à l’export. Les éleveurs et les abatteurs ont planifié les sorties pour faire face à une demande pascale italienne qui reste hypothétique. Les abatteurs profitent de ce rééquilibrage en actant un léger recul des prix, mais qui restent néanmoins très élevés.

Avis d’expert :

Bovins de races à viande : Les difficultés à vendre et revaloriser les aloyaux dans des magasins vont conduire les abatteurs à resserrer les prix des Charolaises.

Bovins de races laitières : La tendance restera positive face à des volumes peu abondants.

Jeunes bovins : Les volumes exportés pour les fêtes pascales en Italie seront plus étoffés, mais pas au niveau de ces dernières années. Le commerce restera très calme.

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