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Vendredi 29/05/2026
Conjoncture viande bovine : une canicule défavorable à la consommation de viande rouge
Avec un thermomètre qui navigue entre 36 et 40 °C dans certaines régions, les Français qui le peuvent restent à l’abri.
Conjoncture – La consommation de viande rouge souffre du coup de chaleur, avec des ménages qui vont privilégier des crudités à une entrecôte grillée. La saison est pourtant à la sortie des barbecues, et les Français ont été nombreux à partir pour ce grand week-end de Pentecôte ensoleillé. Ces sorties se sont concrétisées par une progression des ventes dans la restauration rapide et les fast-foods alors que les grillades ont souvent attendu le soir pour avoir des températures plus supportables.
De leur côté, les éleveurs ont renforcé la surveillance de leurs troupeaux, et assuré un bon approvisionnement en eau. Les vaches souffrent encore plus que les hommes des fortes chaleurs (elles préfèrent des températures entre 5 et 10 °C). L’ombre est naturellement recherchée. Avec de très bonnes conditions, les éleveurs ont largement entamé les travaux de fenaison, et sont moins disponibles pour la vente de leurs animaux. Cependant, il ne faudrait pas que ces conditions perdurent, car le manque d’eau va rapidement se faire sentir sur les prairies et les cultures.
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Dans le secteur aval, les industriels vont couvrir plus difficilement leurs besoins cette semaine, malgré une semaine écourtée et une demande amoindrie par la fin du mois et la canicule. Ils reposent toujours sur des stocks importants en produits congelés, mais le commerce se montre plus fluide dans le minerai frais. Le ramassage des animaux n’a pas été très actif, face à des éleveurs qui sont de plus en plus réticents à la baisse des prix. Des actions ont été menées dans les grandes enseignes, qui craignent un retour d’un mouvement défavorable au commerce. Les magasins, qui avaient commencé à proposer des viandes UE, font machine arrière. Certaines enseignes communiquent sur le lien qu’elles ont avec les éleveurs et redoutent une mauvaise pub qui viendrait entacher ces démarches si la vigilance des éleveurs démontrait le contraire. La traçabilité des produits reste une demande forte de la production et des consommateurs.
Nos voisins européens qui ont comme nous, subit un recadrage des prix, face à un fort recul de la consommation, se retrouvent dans une phase de stabilisation, voire de légers mieux, qui rapprochent leurs tarifs des prix français, notamment dans les réformes laitières. C’est moins le cas dans les jeunes bovins avec un marché allemand qui garde des prix bas avec des JB R qui se rapprochent des 6,00 €.
Le marché du jeune bovin qui est le plus européen des produits doit pouvoir trouver une stabilité économique viable pour rassurer tous les acteurs qui misent sur ces productions destinées à compenser la décheptellisation qui se poursuit.