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Mercredi 03/06/2026

Dans le Finistère, ces éleveurs ont adhéré au service de remplacement dès leur installation

Publié par Crédit Agricole en Bretagne

Adhérer à Finistère remplacement, c'est l'assurance de partir en congés l'esprit tranquille et de voir l'élevage tourner, même en cas d'accident, pour Caroline et Tanguy.

Dans le bureau de la ferme, trônent fièrement de nombreuses plaques, gagnées lors des comices ou des concours départementaux, et des photos illustrant ces podiums. « Pourtant, ça ne fait qu’un an et demi qu’on est installés », précise Caroline Marsaud.

"« Mais ici, on aime les belles vaches »."

Passionnés de génétique

Tout juste âgée de 40 ans, la jeune femme est fille d’éleveurs laitiers de Vendée. Et c’est sur la ferme familiale qu’elle contracte le « virus » de la génétique. Un BTS Acse et une licence pro élevage en poche, elle travaille d’abord pour un fournisseur de semence bovine avant d’être embauchée en 2013 par Prim’Holstein France. « Je me suis éclatée pendant 10 ans ».

C’est aussi l’année où Tanguy Cueff arrive dans l’entreprise. Lui aussi fils d’éleveur, du Finistère, c’est lors de l’un de ses stages de BTS productions animales, au lycée agricole du Nivot, qu’il découvre « les belles vaches » chez Patrick et Jean-François Saluden, éleveurs à Mespaul. Après quelques années dans la génétique, il s’installe une première fois comme agriculteur, avec un tiers. Mais le Gaec ne tient pas et le voilà salarié agricole en attendant de trouver un autre élevage.

Un parcellaire groupé, une maison…

Cette fois, Caroline veut s’installer avec lui et ils trouvent leur bonheur à Bourg-Blanc. « La ferme répondait à tous nos critères : un parcellaire groupé, le champ le plus éloigné n’étant qu’à 3 km, et une maison d’habitation à proximité ». Cerise sur le gâteau : elle est située aux portes de Brest. « En 15 minutes, on a accès à tous les services, au cinéma, au foot… ». Un plus qu’apprécient leurs deux fils, âgés de 6 et 8 ans.

Un bureau pour les rendez-vous professionnels

L’installation est effective au 1er octobre 2024. Et aussitôt, le jeune couple apporte sa patte à l’élevage, en aménageant un bureau dans un vieux bâtiment désaffecté. « Ça nous permet de recevoir nos rendez-vous professionnels dans de bonnes conditions », apprécie Caroline.

Du côté des animaux, aussi, les choses changent. « Les deux cédants, aidés d’un salarié à plein temps, détenaient 150 laitières pour un volume de production de l’ordre de 1,3 million de litres ». Si les vaches sont à l’étroit dans les logettes et à la table d’alimentation, la salle de traite, 2 x 12 places avec sortie rapide, est efficace.

« Notre objectif était d‘intensifier la conduite », relatent les jeunes éleveurs. Puisqu’ils ne seront que deux, ils demandent aux cédants de ramener le troupeau à une centaine de laitières et, une fois installés, ils changent la ration, installent de nouveaux abreuvoirs, passent régulièrement les vaches au pédiluve et au parage, pour résoudre les problèmes de pattes…

Le virus des concours

Dans ces nouvelles conditions, permettant l’expression du potentiel des laitières, la moyenne d’étable passe de 7 500 à 11 300 litres de lait par vache. « On y comptait… mais pas en si peu de temps », expliquent les éleveurs qui, dans la foulée, s’inscrivent au concours départemental Agri Deiz, à Quimper. « On a raflé un premier prix… on était aux anges », se souvient Caroline. Aux comices du Forum de Ploudaniel puis de l’Elorn à la Penfeld, ils décrochent même le prix de grande championne, avec Randonnée du Lac blanc. Une consécration qui leur fait chaud au cœur. « Nos animaux ont un beau poil, ils sont en état… C’est un plaisir de se lever le matin, pour aller travailler ».

Pouvoir souffler de temps en temps

Mais partir de temps en temps avec leurs enfants fait aussi partie de leurs priorités et Tanguy et Caroline adhèrent à Finistère remplacement dès leur installation. « Je suis la seule femme juge agréée France en race Prim’Holstein », rajoute la jeune femme, qui est amenée régulièrement à se déplacer. « Je n’aime pas laisser Tanguy seul avec tout le boulot ». Le service de remplacement est, là encore, appelé, tout comme il l’a été quand Tanguy s’est blessé à la main, ce qui a nécessité un arrêt de 2 mois.

Pour autant, pas question de laisser le remplaçant seul, sur une exploitation qu’il ne connaît pas. « On préfère faire connaissance, travailler avec lui une journée pour lui montrer ce qu’il y a à faire, anticiper une éventuelle panne, montrer les vannes d’eau, le compteur électrique… ». Et c’est en toute confiance qu’ils ont cédé les rênes de l’élevage à Stéphane puis à Morgane et qu’ils s’apprêtent à le faire avec Louann.

Simplifier le travail

Pour simplifier le travail et faciliter le remplacement, les éleveurs ont fait le choix de s’équiper. « Nous avions un vieux tracteur, un peu capricieux, pour racler. On l’a remplacé par un aspirateur à lisier ». Pour nettoyer les logettes, l’élevage a acheté une balayeuse-pailleuse. « Au lieu d’y consacrer 1 h 30 par jour, je n’y passe plus que 10-15 minutes », apprécie Tanguy. « Et le travail est mieux fait ». Et les logettes ont été équipées de matelas. « C’est plus sain ». Des investissements qu’ils n’avaient pas prévus au moment de leur installation mais qui ont été rendus possibles par l’amélioration de leurs résultats techniques et la valorisation de leur lait chez Whaou, fabricant de crêpes à Plouédern.