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Lundi 18/05/2026
De la récolte à la ration, optimiser son fourrage
« Récolte et conservation » est le thème d’un troisième pôle conçu par les organisateurs dans le cadre des 50 ans de la Ferme expérimentale des Bordes, à Jeu-les-Bois, le 29 mai prochain.
Sur ce pôle, l'objectif est de retracer toute la chaîne de récolte. De ce fait, un atelier sera consacré aux concessionnaires, avec l’exposition de matériel de récolte. Pour des questions de sécurité, les engins seront à l’arrêt ; toutefois, les visiteurs pourront apprécier le travail de chacun de ces outils.
« La veille, les outils seront à l’œuvre sur la parcelle jouxtant le mini-salon. Ainsi, les visiteurs pourront voir le résultat du travail de ces machines 24 h après », explique Antoine Buteau, ingénieur régional Fourrages chez Arvalis et cogérant de la Ferme expérimentale des Bordes. Seront présentés : deux types de faucheuses, une faneuse, deux andaineurs, deux presses.
L’idée avec cette présentation d’outils de récolte est de donner des clés de réglages et les points de vigilance, afin que l’éleveur puisse éviter, ou du moins limiter, les pertes de fourrages. « Et pour chacun des matériels, on abordera les questions économiques, en fonction du matériel, avec en trame de fond : combien me coûte cette opération de récolte ? Pour apporter des éléments de réponses, on parlera de coût tant du matériel que de production du fourrage, travail en Cuma ou pas, etc. », développe-t-il. En parallèle, une vitrine sur les hauteurs de fauches sera mise en place.
Dans les faits, quinze jours avant l’événement, la Ferme des Bordes récoltera son fourrage à 4 cm, à 7 cm et à 12 cm. « On pourra observer quinze jours après l’impact sur la repousse. À titre comparatif, la veille de l’événement, nous allons refaucher une bande avec les mêmes niveaux de coupe (4-7-12), afin que tous aient conscience à quoi correspond une coupe à 4 cm, pour créer un déclic. Si vous fauchez trop ras, ça risque très fortement de compromettre la repousse de l’herbe », insiste Antoine Buteau.
Conservation et analyse de fourrage
Un deuxième atelier sera, quant à lui, plutôt axé sur la conservation des fourrages, en enrubannage comme en ensilage. Pour les deux méthodes de conservations, les techniciens et conseillers pilotant cet atelier mettront l’accent sur les points de vigilance selon les objectifs de MAT, de matière sèche, sur le tassage du silo et son ouverture, sur l’usage ou non de conservateur en ensilage, etc. « On est sur du pratico-pratique pour que le fourrage soit conservé le mieux possible, limiter les pertes et qu’il garde ses qualités nutritionnelles et énergétiques, ainsi que son appétence pour les animaux », complète-t-il.
Le troisième atelier fera un focus sur les valeurs alimentaires du fourrage et le lien avec les stades de récolte. Pour appuyer les propos, une démonstration d’analyses de fourrages avec l’Agrinir est prévue. « On va expliquer comment lire une analyse de fourrage, comment faire une analyse de fourrage, mais surtout comment faire un bon prélèvement d’échantillon afin qu’il y ait une cohérence. Car derrière il est question de construction de la ration, donc si l’échantillonnage n’est pas réalisé correctement, le calcul de ration sera biaisé », soulève Antoine Buteau.