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Vendredi 06/11/2026

« Des promotions à tout va pour le bœuf ». La conjoncture bovine vue par Acti-Ouest

Publié par Pleinchamp

Face aux stocks qui se reconstituent et à la faiblesse des ventes, les promotions se renforcent pour donner de la visibilité à la viande de bœuf.

Conjoncture – La saison automnale avec le rafraîchissement des températures est une période importante pour les industriels. Elle concrétise le basculement de la consommation estivale de pièces à griller vers des ventes plus appréciées en hiver comme les pot-au-feu ou les bourguignons. Mais ce changement s’accompagne d’un rééquilibrage des ventes pour les industriels. Les pièces nobles (moins demandées) encombrent les entrepôts frigorifiques, car il est encore un peu tôt pour anticiper les ventes de fin d’année. Une partie des aloyaux peine à trouver preneur dans les magasins. Seuls les filets restent correctement demandés. C’est la période où l’ensemble des abattoirs proposent du déstockage à leurs clients, que ce soit vers la restauration ou les distributeurs. Ces derniers sont toujours à l’affût de produit d’appel pour renforcer leurs ventes.

Si les pièces nobles sont mises en avant dans les annonces publicitaires, ce sont l’ensemble des pièces qui bénéficient d’une mise en évidence avec de belles remises à la clé (variable en fonction des enseignes, car toutes les pièces ne sont pas soldées en même temps). On peut ainsi trouver des morceaux à mijoter entre 8,79 € chez Super U, du Rumsteck à Carrefour, de la viande à fondue à 13,90 € chez Leclerc. Intermarché met en avant Charal en vrac 600 g à 15,83 €/kg, et un haché pur bœuf Jean Rozé surgelé qui revient à 12,20 €/kg. Ces prix attractifs, trouveront-ils écho auprès d’une population qui reste sous une contrainte budgétaire forte ?

INTERBEV a relancé la campagne : « L’Amour Bœuf – Un peu, beaucoup, passionnément ». L’objectif est simple : soutenir la consommation de viande bovine qui s’appuie sur des visuels diffusés en télé, sur les réseaux et en magasin. Il y a des vidéos avec Cyril Lignac, une websérie en douze épisodes dans les régions, des recettes sur l’application Jow, et des films TV en deux vagues, dont la seconde est en cours de visualisation, en ce moment. La campagne met en avant l’herbe française : 78 % de l’alimentation des bovins vient de l’herbe, et 88 % sont produites sur l’exploitation, ce qui entretient aussi des millions d’hectares de prairies.

Tout est fait pour relancer les ventes de viande rouge dans cette période creuse de l’année, mais le constat est très décevant pour les éleveurs. Les abatteurs ont moins de besoins, et anticipent même la baisse d’activité des salles de découpe et de transformation avec le férié du 11 novembre qui tombe un mercredi.