- Accueil
- Du diagnostic énergétique au plan d'action : l'approche collective de Fabacéé pour réduire les consommations des exploitations agricoles
Jeudi 23/04/2026
Du diagnostic énergétique au plan d'action : l'approche collective de Fabacéé pour réduire les consommations des exploitations agricoles
Premier et unique programme CEE en agriculture, Fabacéé fait du diagnostic énergétique le point de départ d'une transition collective. Cette étape est l'occasion de faire un pas de côté, permettant de révéler des charges cachées et des marges de progression insoupçonnées.
Face à la volatilité des prix de l'énergie et des intrants, la maîtrise des consommations énergétiques s'impose comme un enjeu stratégique pour les exploitations agricoles. Pourtant, identifier des leviers d'action adaptés reste un exercice complexe : l'énergie consommée dans la ferme ne se limite pas aux postes visibles comme le carburant ou l'électricité. Elle se cache également dans les engrais minéraux, les aliments achetés pour le bétail, ou encore les produits phytosanitaires. Ce sont autant de charges qui pèsent sur les performances économiques des exploitations.
En partant de ce constat, Fabacéé propose aux 3000 agriculteurs et agricultrices bénéficiaires du programme de réaliser un diagnostic énergétique de leur exploitation comme point de départ pour engager une transition de leurs pratiques. Ce diagnostic englobe le système ferme et ses consommations énergétiques dans leur ensemble, pour identifier les marges de progression les plus importantes.
Un outil pour analyser l’ensemble des consommations cachées
L’outil mobilisé, “Je diagnostique ma ferme”, est un auto-diagnostic Énergie et Gaz à effet de serre développé par Solagro (porteur associé du programme) et l’IRA2E (pilote régional du programme en PACA). Amélioré dans le cadre du programme, il couvre l'ensemble des consommations énergétiques : énergies directes (GNR, gaz, électricité) et énergies indirectes (fertilisation, alimentation animale, autres intrants). Il va même jusqu’à comptabiliser la consommation d’autres intrants (produits phytosanitaires, emballages et consommation des bâtiments) ou même de verre en viticulture, qui peuvent parfois révéler des résultats surprenants. Il propose également un positionnement de chaque exploitation par rapport à des références issues de systèmes de production comparables.
Ce travail de mise à plat permet souvent de mettre en lumière des situations passées inaperçues : des équipements vétustes en surconsommation, une dépendance aux intrants jamais vraiment quantifiées, des postes de dépenses énergétiques oubliés, dilués dans la routine du quotidien.. Les charges ainsi révélées ouvrent des marges de progression, en énergies comme en gains économiques.
Le groupe comme levier d'engagement et de passage à l'action
Après cette première étape, les agriculteurs et agricultrices de chaque groupe se réunissent afin de mettre en commun les résultats des diagnostics, identifier les problématiques communes et co-construire un plan d'action partagé. Pour atteindre l’objectif de 15% d’économies d’énergie, il s’agit d’identifier des leviers efficaces et partagés par le plus grand nombre.
Dans ces moments, la dynamique collective agit comme un moteur dans la transition vers des pratiques plus sobres et économes en énergies et en intrants. Le cadre collectif sécurise les exploitants dans l'évolution de leurs pratiques, en limitant le sentiment d'isolement et de prise de risque souvent associés à ces changements.
Comment ça se passe sur le terrain ?
Pour illustrer le passage de ces deux étapes clés au sein des groupes Fabacéé, on vous propose d’accompagner Frédéric Touchais, animateur Fabacéé chez Eilyps en Bretagne, dans la réalisation d'un diagnostic énergétique et lors de la réunion collective qui a permis au groupe d'élaborer un plan d'action partagé.