- Accueil
- Influenza aviaire : le niveau de risque abaissé à « négligeable »
Mercredi 03/06/2026
Influenza aviaire : le niveau de risque abaissé à « négligeable »
Avec 125 foyers, la campagne 2025-2026 a été marquée par une recrudescence de l’incidence, sous l’effet d’une circulation active du virus dans la faune sauvage, sans remettre en cause la stratégie vaccinale en vigueur depuis l’automne 2023, alliée au renforcement de la biosécurité.
Après avoir placé son territoire en niveau de risque « modéré » à l’Influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) le 27 avril dernier, la France est passée au niveau de risque « négligeable » mercredi 3 juin selon un arrêté publié au Journal officiel mardi.
L’abaissement du niveau de risque permet de lever un certain nombre de contraintes de biosécurité, à commencer par la sortie des volailles en extérieur, y compris dans les zones les plus critiques que sont les zones humides situées sous des couloirs de migration (dites zones à risque particulier ou ZRP) et les zones à risque de diffusion (ZRD) présentant une densité élevée d’élevages de canards.
Selon le dernier selon le dernier bilan de la plateforme de surveillance ESA, publié le 2 juin, la Fance totalisait 125 foyers en élevage recensés depuis le 1er août 2025, le dernier remontant au 26 mai dans un élevage de canetons de moins de 7 jours situé en Dordogne. 125 foyers répartis dans 27 départements, c’est beaucoup plus que les 10 foyers et 15 foyers des campagnes 2023-2024 et 2024-2025. , en raison d’une dynamique d’infection active chez les oiseaux sauvages. « L’Influenza aviaire circule plus activement dans la faune sauvage que lors de l’hiver 2024-2025, soulignait en mars dernier Béatrice Grasland cheffe de l’unité Virologie immunologie parasitologie aviaires et cunicoles à l’Anses. Plus d’une quarantaine d’introductions du virus dans les élevages français à partir de la faune sauvage a été recensée depuis le début de la saison 2025-2026. En plus de la vaccination des canards, Il ne faut donc pas relâcher les mesures de biosécurité, qui empêchent l’introduction du virus dans les élevages, ni la surveillance du virus, pour éviter que le virus ne circule à bas bruit. L’objectif est de s’assurer que le virus ne développe pas de mutations susceptibles de lui permettre, à terme, d’échapper à l’immunité induite par la vaccination ».