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Lundi 27/04/2026

Influenza aviaire : le niveau de risque abaissé à « modéré »

Publié par Pleinchamp

Le passage du niveau de risque d’élevé » à « modéré » allège les mesures de confinement des volailles et canards moyennant des restrictions dans les zones spécifiées à risques. En date du 16 avril, 121 foyers en élevages ont été recensés cet hiver contre 10 foyers en 2023-2024 et 15 en 2024-2025.

« Considérant l’amélioration de la situation sanitaire au sein des élevages et dans l’avifaune sauvage », la France passe du statut de risque « élevé » à « modéré » vis-à-vis de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP), selon un arrêté paru au Journal officiel le 26 avril entrant en vigueur le 27 avril. Le niveau de risque avait été relevé de « modéré » à « élevé » le 22 octobre dernier.

L’abaissement du niveau de risque rend possible la sortie des canards en parcours extérieur et la sortie des autres volailles sans restriction, hors Zones à risque particulier (ZRP) et Zones à risque de diffusion (ZRD) pour lesquelles certaines restrictions demeurent applicables aux canards de plus de 42 jours, ainsi que pour les poules pondeuses élevées en plein air, les dindes de plus de 8 semaines et les poulets de chair et les pintades en ZRP.

En date du 16 avril, le ministère de l’Agriculture faisait état de 121 foyers recensés dans 25 départements distincts, un niveau plus élevé qu’en 2023-2024 (10 foyers) et 2024-2025 (15 foyers). « L’Influenza aviaire circule plus activement dans la faune sauvage que lors de l’hiver 2024-2025, soulignait en mars dernier Béatrice Grasland cheffe de l’unité Virologie immunologie parasitologie aviaires et cunicoles à l’Anses. Plus d’une quarantaine d’introductions du virus dans les élevages français à partir de la faune sauvage a été recensée depuis le début de la saison 2025-2026. En plus de la vaccination des canards, Il ne faut donc pas relâcher les mesures de biosécurité, qui empêchent l’introduction du virus dans les élevages, ni la surveillance du virus, pour éviter que le virus ne circule à bas bruit. L’objectif est de s’assurer que le virus ne développe pas de mutations susceptibles de lui permettre, à terme, d’échapper à l’immunité induite par la vaccination ».