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Dimanche 01/02/2026
La Cavac doit rester forte sur son territoire et au service de ses sociétaires
[Interview] Franck Bluteau, nouveau président de la Cavac (Coopérative Agricole Vendée Approvisionnement Céréales)
Vous venez d’être élu président de la Cavac après plusieurs années d’engagement. Cette élection s’inscrit-elle dans une suite logique ?
Franck Bluteau : Oui, clairement. J’ai été vice-président pendant sept ans, puis président délégué durant deux années. Cette fonction s’inscrivait déjà dans une logique de préparation. À la Cavac, on travaille beaucoup en interne, avec la direction comme avec les élus, pour anticiper les évolutions. Cette élection s’inscrit donc dans une continuité.
Dans quel état d’esprit abordez-vous cette mandature ?
Je fais d’abord le constat de ce qu’est aujourd’hui la Cavac : un groupe reconnu, solide, bien ancré sur son territoire. C’est une vraie force, mais aussi une responsabilité. Ce qui est acquis doit durer et perdurer. Notre enjeu, avec Olivier1, est de maintenir cette stabilité, de rester transparents et surtout en phase avec les attentes de nos sociétaires. Une coopérative n’existe que pour ça : répondre aux attentes de ses adhérents.
Votre profil d’agriculteur en polyculture-élevage2 reflète-t-il, selon vous, l’identité de la coopérative ?
Mon exploitation est représentative du contexte actuel. Je suis en polyculture-élevage, irrigant, en société, avec plusieurs productions animales et végétales, et aussi du photovoltaïque. Comme beaucoup d’exploitations, je n’ai pas tous mes œufs dans le même panier.
Être situé en zone littorale m’expose aussi à une pression sociétale plus forte. Ce n’est pas toujours simple à gérer, mais cela oblige à écouter et parfois à anticiper certaines attentes de la société. Cela peut devenir une force.
La Cavac a fêté ses 60 ans. Quels sont les enjeux pour les années à venir ?
Nous avons travaillé sur une feuille de route à l’horizon 2030, baptisée Positive’2030. Comme tous les cinq ans, nous avons sondé les sociétaires, les organisations de producteurs, les sections territoriales et les métiers.
L’objectif est clair : définir des ambitions réalistes et identifier les investissements nécessaires, qu’ils soient humains, techniques ou en compétences, pour rester au service des attentes des sociétaires. [NDLR : lire Vendée agricole de vendredi 12 décembre]
Avec quels adjectifs caractériseriez-vous la Cavac ?
D’abord, l’écoute : des adhérents, des clients et des citoyens. Ensuite, la résilience avec tout ce qu’on entend avec : réactivité et capacité à se repositionner. C’est un mot clé, autant pour les exploitations agricoles que pour la coopérative. Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, savoir s’adapter et continuer à défendre nos métiers sur notre territoire. Et enfin, fort. La force du groupe. Aujourd’hui, la Cavac est un groupe important, à la fois par la diversité de ses métiers et par les chiffres d’affaires qu’elle réalise. Même si nous sommes implantés sur une zone géographique relativement restreinte, essentiellement un département et demi, nous avons une présence forte. À nous de continuer à montrer que nous sommes solides sur notre territoire et de défendre nos secteurs et nos métiers.
- Olivier Joreau, directeur général du Groupe depuis un an
- Âgé de 56 ans, Franck Bluteau est agriculteur en polyculture-élevage sur la commune de Jard-sur-Mer en Vendée où il a un atelier d’élevage de porcs et un cheptel de vaches Angus, produit des céréales et des légumes secs et cultive du Chanvre et des pommes de terre.