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Mardi 30/06/2026

Marché au cadran : activité, prix, rentabilité... tout augmente !

Publié par L'union du Cantal

Si la puissance publique fixe le cadre et finance les équipements, c’est bien la SAS qui met en œuvre et fait vivre l’outil économique au quotidien au service de la filière. Elle a tenu son AG.

“Quand ça va mal pour les éleveurs, ça va mal pour nous ; quand ça va bien pour eux, ça va bien pour nous.” La formule de Michèle Chastan, directrice du marché au cadran de Mauriac, résume une année 2025 particulièrement favorable. Les chiffres présentés lors de l’assemblée générale du vendredi 26 juin témoignent d’un exercice record à plusieurs niveaux. Les apports ont progressé de près de 14 %, passant de 25 421 animaux vendus en 2024 à 30 450 en 2025. Le taux de vente poursuit lui aussi sa progression, atteignant désormais 96,2 %, contre 92,46 % un an plus tôt. Autrement dit : davantage d’animaux et toujours moins d’invendus. Quant à la hausse des cours, elle est encore plus spectaculaire. Le prix moyen par animal atteint désormais 1 671 €, contre 1 197 € en 2024 et seulement 781 € cinq ans plus tôt.
Des chiffres parlants
“Les chiffres parlent d’eux-mêmes”, souligne le président Sébastien Breuil. Pour lui, ces résultats ne doivent rien au hasard mais traduisent “la confiance des apporteurs et des
acheteurs”. Le marché continue en effet d’élargir sa base avec 688 apporteurs contre 589 un an plus tôt et 114 entreprises d’achat actives. Les broutards restent largement majoritaires dans les transactions (41 % des ventes), essentiellement composés d’animaux croisés qui représentent près de la moitié des apports, devant la race pure salers. Les limousin affichent une moyenne de 5,95 €/kg avec des pointes à 6,86 € chez les plus légers. Les aubrac figurent parmi les catégories les plus haussières, notamment sous les 350-450 kg, à près de 5,80 €/kg de moyenne. Les croisés salers-charolais atteignent quant à eux 5,69 €/kg de moyenne sur l’année. Autre illustration de cette progression sur les marchés : les veaux naissants enregistrent un niveau inédit, avec plus de 2 100 veaux croisés de plus de 70 kg échangés jusqu’à 910 €, un record jamais atteint jusque-là.
Rénovation du parc
La tendance semble d’ailleurs se confirmer sur le début d’année 2026. Avec déjà plus de 13 000 animaux apportés et un taux de vente supérieur à celui observé à la même période l’an dernier, les indicateurs restent favorables malgré une vigilance maintenue sur le volet sanitaire. Ces résultats permettent toutefois de préparer l’avenir. Après 160 000 € investis récemment dans la modernisation du site, dont une centrale photovoltaïque en autoconsommation générant déjà des économies d’énergie, un programme de près de 800 000 € est désormais à l’étude par la SAS, sur la période 2026-2028(1). Objectif, “améliorer à la fois les conditions de travail et le bien-être animal” avec une profonde rénovation des parcs acheteurs : nouveaux quais de chargement, circulation plus fluide, ventilation renforcée, tapis de sol en caoutchouc, espaces de contention ou encore systèmes d’abreuvement modernisés. Une ambition rendue possible, car “le modèle fonctionne”, comme le résume le président. Une dynamique qui confirme le poids pris par Mauriac, devenu le quatrième marché français des broutards et le cinquième pour les gros bovins maigres.

(1) 25 % de subventions Europe, MSA, etc,. sont espérés.