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Vendredi 16/01/2026

Un bon début d’année pour les prix de la viande

Après une semaine fortement perturbée par la neige, les abattoirs retrouvent des volumes, mais ils doivent compenser près de trois semaines de sous-activité, ce qui anime les échanges.

Conjoncture – Tout a été dit sur le dossier Mercosur, une majorité des Etats de l’UE (sans la France), a validé le 9 janvier un accord provisoire, avant une signature le 17 janvier au Paraguay. Pour autant le dossier n’est pas clos, car cette ratification doit être validée par les députés européens qui ont été mis devant le fait accompli par un changement de dernière minute de l’ordre du jour de la présidente chypriote du conseil de l’UE qui s’est délestée d’un vote risqué des parlementaires (tour de passe-passe tenace politique propre à la vie Bruxelloise). Les 720 députés qui n’ont pas apprécié ce déni de démocratie auront à se prononcer dans les prochaines semaines, avec une issue très incertaine, car dans l’état actuel des forces en présence, une quinzaine de voix peut orienter le vote. La pression des agriculteurs sera également déterminante. De l’autre côté de l’Atlantique, les États membres du Mercosur devront également ratifier cet accord, et si l’issue ne devrait pas poser de problème côté sud-américain, cette procédure peut prendre quelques mois.

La colère des agriculteurs reste intacte, car ils seront en première ligne quand les produits sud-américains viendront déstabiliser le marché. Des procédures de sauvegarde ont été promises, mais dans les méandres du mille-feuille de l’administration bruxelloise, les effets seront comme à chaque fois tardifs et après que le mal soit fait. C’est l’avenir de l’agriculture et de l’autonomie alimentaire tant défendue par la France qui est en jeu. Certes, quelques filières pourront profiter de cette ouverture du marché sud-américain, comme les vins et alcools (actuellement pénalisés par les taxes Trump) ou les produits laitiers transformés (fromages…).

Le renouvellement des générations et la souveraineté alimentaire vont se heurter à une grande détresse d’une partie des éleveurs frappés par les zonages DNC et des mesures draconiennes prises pour enrayer cette épizootie. Si le volet économique peut être compensé par des niveaux de prix plus confortables, les restrictions de mouvement et les contraintes multiples impactent gravement le moral des éleveurs qui ne regardent plus l’avenir de leur métier face à la succession des crises sanitaires. Pour les éleveurs qui ont la chance de passer au travers de ces maladies, la situation est en revanche florissante avec une année 2025 qui sera à marquer d’une croix verte en termes de revenu.

En ce début d’année, la vigilance sanitaire reste très forte en France comme chez nos voisins européens. Chacun se protège pour éviter de disséminer la DNC. La FCO, MHE, BVD, Tuberculose ou Brucellose sont également surveillées de très près, car les conséquences sur les élevages sont lourdes. La vaccination reste le seul rempart valable et efficace contre ces maladies.

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