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Lundi 13/04/2026
Une avance de trésorerie pour les éleveurs victimes collatérales de l’Influenza aviaire
Le ministère de l’Agriculture alloue 10 millions d’euros aux éleveurs frappés par des mesures d’interdiction de mises en place de volailles entre le 1er août 2025 jusqu’au 6 mars 2026. A demander avant le 15 mai 2026.
Annoncé au Salon de l’agriculture, le guichet d’aide économique ciblant les éleveurs de volailles affectés par l’épizootie 2025-2026 d’Influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) est opérationnel à compter de ce lundi 13 avril. Dématérialisée, la demande d’aide doit être déposée sur la Plateforme d’acquisition de données (PAD) de FranceAgriMer avant le vendredi 15 mai à 14 heures.
L’aide est destinée à compenser les mesures d’interdiction de mises en place de volailles (palmipèdes, gallinacées et colombinés) au sein des zones réglementées (zones de protection, zones de surveillance) entre le 1er août 2025 et 6 mars 2026. Les pertes induites par les vides sanitaires prolongés pourront être indemnisées à hauteur de 90%, dans la limite des 10 millions d’euros alloués au dispositif. En cas de dépassement de l’enveloppe disponible, un stabilisateur budgétaire sera appliqué. Pour toute demande d’avance réalisée sur ce dispositif, une demande d’indemnisation définitive (« solde ») devra obligatoirement être déposée, selon des modalités que FranceAgriMer précisera ultérieurement. Ce dispositif d’aide économique vient compléter celui des indemnisations sanitaires concernant les élevages-foyers de l’épizootie 2025-2026.
Davantage de foyers cette année
En date du 20 mars, le ministère de l’Agriculture faisait état de 121 foyers recensés dans 25 départements distincts, des niveaux sans commune mesure avec ceux des deux campagnes passées, à savoir 10 foyers en 2023-2024 et 15 en 2024-2025. « L’Influenza aviaire circule plus activement dans la faune sauvage que lors de l’hiver 2024-2025, soulignait en mars dernier Béatrice Grasland cheffe de l’unité Virologie immunologie parasitologie aviaires et cunicoles à l’Anses. Plus d’une quarantaine d’introductions du virus dans les élevages français à partir de la faune sauvage a été recensée depuis le début de la saison 2025-2026. En plus de la vaccination des canards, il ne faut donc pas relâcher les mesures de biosécurité, qui empêchent l’introduction du virus dans les élevages, ni la surveillance du virus, pour éviter que le virus ne circule à bas bruit. L’objectif est de s’assurer que le virus ne développe pas de mutations susceptibles de lui permettre, à terme, d’échapper à l’immunité induite par la vaccination ».