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2017 : le revenu des agriculteurs progresse de 25% (commission des comptes)

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2017 : le revenu des agriculteurs progresse de 25% (commission des comptes)
Le revenu des agriculteurs augmenterait de 25,4% en 2017 (Comptes de l’agriculture) Image d'illustration

Ce jeudi, la commission des comptes de l’agriculture a publié les chiffres provisoires des revenus des agriculteurs pour l’année 2017, ils seraient en augmentation de 25,4%. Les données prises en compte sont estimées au 29 mai 2018.

Après l’année 2016 « difficile » durant laquelle le revenu des agriculteurs avait chuté de 21,5 %, les chiffres prévisionnels estimés au 29 mai 2018 et publiés ce jeudi 5 juillet, par la Commission des Comptes de l’Agriculture de la Nation (CCAN) montrent un rééquilibrage. Le résultat net par actif non salarié de la branche agricole1 ou revenu des agriculteurs serait en hausse de 25,4 % pour l’année 2017. Les chiffres prévisionnels publiés en décembre donnaient une augmentation de 22,2%. 

La valeur ajoutée brute au coût des facteurs progresse de 8,2 % en 2017. Comme le volume de l’emploi agricole décroît tendanciellement, la valeur ajoutée brute au coût des facteurs de la branche agricole par actif augmente de 9,3 %. En termes réels, elle se redresse de 8,6 %, après la baisse de 8,2 % en 2016.

En 2017, la valeur de la production de la branche agricole hors subventions sur les produits se redresse de 3,2 %, sans effacer sa chute de 2016  à - 6,4 %. Au global, la valeur de la production végétale augmente de 1,9 %  et la valeur de la production animale progresse de  5,7 %. La valeur des consommations intermédiaires diminuent de 1,8 % ce qui permet à la valeur ajoutée brute2 de progresser de 11,4 %.

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En céréales, la valeur de la production se redresse fortement (+ 22,4 % après – 31 %) du fait des volumes tandis que les prix continuent de se replier (- 2,1 %). Après une année 2016 catastrophique, la récolte 2017 est abondante.

En plantes industrielles, augmentation de la valeur de la production de 13,4 %. Les volumes se sont redressés en oléagineux (+ 18,8 %), en protéagineux (+ 20,3 %) et en betteraves (+ 36,3 %). À l’inverse les cours ont reculé de 5,7 %. 

En fruits, légumes et pommes de terre, la valeur de la production est en forte diminution de 7 % conséquence d’une chute des prix de 11,9 % (- 31,5 % pour les pommes de terre). La récolte de pomme de terre rebondit de 21,1 % en raison de la hausse combinée des surfaces et des rendements après deux années de recul et de cours très élevés. Baisse des volumes et des prix en fruits et en légumes.

En viticulture, baisse de la valeur de la production de 5,2 % (- 9,6 % en volume, + 4,8 % en prix). Les conditions météorologiques particulièrement mauvaises (gel de printemps, sécheresse) ont affecté les volumes dans tous les vignobles.

En bétail, la valeur de la production augmente de 2,1 % (- 1,5 % en volume, + 3,6 % en prix). La hausse des prix est sensible en porcins mais en fin d’année la demande chinoise s’est essoufflée et l’on constate un recul marqué des cours.

En aviculture, hausse de la valeur de la production de 4,8 %. Cela touche principalement les œufs dont les prix se sont envolés de 26,8 % suite à la crise du FIPRONIL.

En lait et produits laitiers, progression de la valeur de la production de 10,6 %, exclusivement due à l’augmentation des cours, suite à la forte demande des consommateurs en beurre et ceci malgré des prix bas au niveau de la poudre de lait. 

Comptes régionaux 

La valeur ajoutée brute au coût des facteurs par actif en termes réels augmente dans 10 régions sur 13. Seules, les régions Nouvelle-Aquitaine, Occitanie et Corse sont en recul. 

Il y a un fort contraste entre les régions de la moitié Nord où la production de céréales connaît une hausse importante, après une année 2016 "difficile" et les régions viticoles impactées par des conditions climatiques défavorables (gel tardif au printemps et sécheresse en été).

cartes

 

Les évolutions entre 2016 et 2017 dans la plupart des régions, sont à l'opposé de celles observées entre 2015 et 2016, à l’exception des régions à dominante viticole.

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Commentaires 47

Think

A ceux qui disent que c'est "mieux ailleurs", ils ont qu'à y aller...ils risquent de déchanter!!! hi hi hi :) En attendant ça nous laissera de la place!

Rabastens

Nous sommes une profession à l’agonie.
25% de plus,,, quel est l’abruti d’Enarque qui a pondu cela?
Nous crevons la bouche ouverte, personne pour travailler, des charges qui explosent, une réglementation du travail asphyxiante.... et des bobos parisiens qui ne jurent que par le bio, sans mesurer les conséquences de leur délire. Même si avant ces couillons-là, nous sommes amoureux de notre terroir! Comme s.ils nous prenaient pour des imbéciles avides de dollars!
Nous sommes vraiment mal barrés.
Il n.y a plus d’avenir dans l’agriculture.
Combien de suicide par jour dans la profession?
Il serait bien de le rappeler régulièrement.
Merci

chevalier blanc

A beberino :
- les PRIMES s'appelaient au départ "DES AIDES CONPENSATRICES" mais la bureaucratie,en un tour de magie, les ont appelés " -primes ???...- "
cqfd

minic

En plus ne se rendent pas compte que pour avoir des bon produits dans leur assiette, derrière , il y a des gens qui eux bossent et ne rechignent pas à la tâche, à savoir que pour produire des légumes bio par ex, il faut de la main d'œuvre, et que l'on ne la trouve plus en France car les gens ne savent plus ce que c'est que de peiner pour gagner leur vie.

Les primes nous sont nécessaires car nous devons financer par notre travail ceux qu'ils ne veulent pas admettre qu'ils sont condamner à bosser ou à mourir !

Les chinois achètent l'Afrique car eux bossent quasiment tous les jours et ensuite vont nous acheter, et là , certains fainéants utopistes n'auront qu'à bien se tenir.

Pascal

Il ne faut pas oublier , que 25 % de pas grand chose , ça ne fait pas beaucoup !!!! .

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