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Gel tardif : quelles conséquences sur les cultures ?

Adèle Magnard

Gel tardif : quelles conséquences sur les cultures ?

Gel, neige, tempêtes, records de froid... le weekend du 4 au 6 mai a connu une météo mouvementée, avec des conséquences contrastées sur les cultures.

Records mensuels de froid depuis au moins 1979 :

-7,4°C à Barcelonnette (Alpes de Haute provence) 

-2,7°C à Rodez (Aveyron) 

-2,4°C à Beauvais (Oise)

-1,6°C à Bricquebec (Manche)

-1,2°C à Saint Girons (Ariège) 

Des records de froid ont été battus dans la nuit de dimanche à lundi en raison d'un "ciel nocturne souvent bien dégagé et un vent plus faible que la veille", les masses d’air restant refroidies par l’air polaire, indique-t-on chez Météo-France. La température la plus basse enregistrée en plaine ce lundi 6 mai était de -3,8°C à Romorantin (Loir-et-Cher) et à Lépaud (Creuse).

Lutte pour protéger les vignes

Vignerons et arboriculteurs ont lutté pendant la nuit pour sauver leur production. Selon l’interprofession des vins de Bordeaux, 5 à 10% de la production serait touchée, les dégâts allant jusqu’à 50% sur certaines propriétés. Elle estime que cela ne devrait cependant pas avoir d’impact sur la production globale.

Les céréales résistent

Les céréales devraient être moins touchés par le gel. Selon le rapport Céré’Obs du 2 mai, un tiers des maïs semés étaient levés. Mais en dessous du stade 4-5 feuilles, le sol joue un rôle protecteur et "le méristème apical, qui produit les feuilles une par une, est encore dans le sol : il est donc protégé des basses températures, rappelle l’institut technique Arvalis. Même si les feuilles déjà sorties sont détruites, les nouvelles feuilles pourront sortir normalement". 

Concernant les céréales d’hiver à paille, le risque de dégâts dus au gel est limité au stade "méiose", qui dure entre 24 et 48h. Ce stade est atteint lorsque "le sommet de l’épi est encore dans la gaine et atteint la ligule (base) de l’avant dernière feuille", détaille Arvalis. Selon le rapport Céré’Obs, quasiment toutes les céréales d’hiver avaient atteint le stade "2 nœuds" et l’épiaison avait démarré pour 20% des orges, 5% des blés durs et 3% des blés tendres en moyenne sur toute la France. En moyenne, 15% des orges de printemps atteignaient le stade 2 nœuds. 

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