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Le Conseil d'État classe de nouvelles techniques de sélection dans la réglementation OGM

Pleinchamp avec l'AFP

Le Conseil d'État classe de nouvelles techniques de sélection dans la réglementation OGM

Les nouvelles techniques de mutagenèse, des techniques de sélection destinées à obtenir des mutations génétiques d'un organisme vivant, doivent être soumises à la réglementation OGM, a estimé vendredi le Conseil d'État, se conformant à un arrêt de la Cour de justice européenne.

"Les techniques de mutagenèse les plus récentes doivent être soumises à la réglementation OGM", a indiqué dans un communiqué le Conseil d'État, qui donne six mois au gouvernement pour modifier en ce sens le code de l'environnement qui transpose la directive européenne du 12 mars 2001 sur les organismes génétiquement modifiés. Au centre de cette décision, les NBT ou "New breeding techniques", de nouveaux outils qui permettent de modifier le génome des plantes sans insertion de gène étranger, donc de façon beaucoup plus rapide et plus précise que les techniques utilisées pour produire les premiers OGM. Ces outils sont indispensables pour maintenir la compétitivité de la filière des semences, selon cette dernière, tandis que leurs détracteurs, au premier rang desquels la Confédération paysanne, dénoncent de "nouveaux OGM".

Code de l'Environnement

En mars 2015, avec huit autres associations (Réseau semences paysannes, Les Amis de la Terre, etc.), le syndicat agricole avait saisi le Conseil d'État. Il contestait la légalité d'un article du Code de l'Environnement excluant les organismes obtenus par mutagenèse du champ de la réglementation sur les OGM. Les techniques de mutagenèse consistent à modifier les propres gènes d'une plante, contrairement à la transgenèse, qui introduit un gène extérieur et produit des organismes transgéniques, qui sont alors soumis à une réglementation particulière.

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Commentaires 9

alain


dommage que la profession pense que les labels, les fermes hve, le bio, les semences de paysan soient la solution à l'insuffisance des prix agricoles...
nous oublions que l'industrie des semences à d'abord permis la recherche de pointe, le progrès génétique accessible à tous.
elle a rationalisé les coûts de production des semences, croyez vous que faire sa petite sélection dans son coin n'est pas chronophage; faire le métier des autres est ce la solution ?
nouvelle mode agricole, casser l'outil d'organisation de l'agriculture que nos pères avaient peu à peu mis en place pour améliorer leur vie, voilà ce que nous perdons.
le seul combat qui vaille se faire respecter quant au partage de marge, le reste est une illusion, une fuite en avant.

alex

les semenciers quittent peu à peu la France.
Ils ont bien raison.
ils sont accusés d'être des empoisonneurs, d'être des fourbes pensant qu'à l'argent.
certains pensent que les extraits de menthe ou les semences de pays sont la solution d'avenir. Nous verrons bien dans quelques années quand le pathogène aura contourné le biocontrôle...
il est évident que si l'agro alimentaire, les grandes surfaces laissaient plus de partage de marge aux agriculteurs, la remise en cause du "système" par certains de la profession n'aurait pas eu lieu.

leblé

Baba, tu as très bien résumé, malheureusement!

GR26

on protège les agriculteurs en les mettant en prison... (sic.)

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/marne-l-agriculteur-mis-en-examen-pour-tentative-d-homicide-sur-un-voleur-presume-reste-en-prison-1580999286

cet agriculteur avait subi 40 cambriolages auparavant, c'est lui qui est en prison, au moins les voleurs ne risquent plus rien !!!

Baba

Je vois bien en lisant vos propos que l'agriculture n'est plus une priorité nationale.
POURQUOI ? Parce que il vaut mieux sacrifier 450 000 agriculteurs pour récupérer
les votes de quelques millions d'écologistes qui sont à la manoeuvre dans les ministères
et les administrations. C'est un simple calcul électoral.. Alors, toutes les décisions vont dans le même sens : Des loups à la place des moutons. Des arrêtés anti phyto avec une médiatisation extraordidaire. Le coup d'arrêt à la sélection des semences. La quasi impossibilité de faire des réserves d'eau ,plus une administration tatillonne qui vous met des bâtons dans les roues au lieu de vous aider (ce qui devrait être son rôle). Seule une catastrophe pourra
ouvrir les yeux de nos gouvernants. A mon avis, elle s'approche.

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