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[Replay] Réduction des produits phytos : quelles solutions pour les agriculteurs ?

Pleinchamp

Pleinchamp organise une conférence vidéo en direct le 18 novembre de 17h30 à 19h30 en partenariat avec le Contrat de solutions, afin de répondre à vos questions concernant les moyens de réduire l’utilisation des produits phytosanitaires.

De quels leviers disposent les agriculteurs pour réduire l’utilisation et les impacts des produits phytosanitaires ? Dans un contexte où les consommateurs sont de plus en plus inquiets quant à l’impact des pesticides sur leur santé et sur l’environnement, et où le gouvernement a fixé des objectifs de réduction de l’utilisation de ces produits, la diffusion des solutions techniques existantes est plus que jamais une nécessité. 

C’est dans cette optique qu’est née la démarche du "Contrat de solutions", initiée par la FNSEA à l’été 2018. Rassemblant 43 partenaires (instituts techniques, Chambres d’agriculture, coopératives, MSA, Crédit Agricole, organisations de producteurs…), ce contrat, cosigné par le ministre de l’Agriculture et par le directeur de l’Inra, vise à rassembler l’ensemble des solutions disponibles pour diminuer l’usage des produits phytosanitaires. 

Des solutions combinatoires

Concrètement, le Contrat de solutions rassemble à l’heure actuelle 69 fiches techniques, consultables en ligne. "Un certain nombre de ces solutions sont connues, mais certaines ne le sont pas, alors qu’elles sont efficaces et rentables", fait savoir Eric Thirouin, président de l’Association générale des producteurs de blé (AGPB) et président du Contrat de solutions. 

Des exemples ? Le colza associé à des légumineuses gélives pour diminuer les insecticides; le retard des dates de semis du blé, permettant de limiter les herbicides; ou encore l’utilisation d’outils d’aide à la décision pour ajuster l’utilisation de fongicides sur les pommes de terre. "La solution miracle n’existe pas, précise Eric Thirouin. Les solutions de demain seront combinatoires". 

"L’objectif est que toutes les organisations agricoles puissent divulguer ces solutions sur le terrain, explique de son côté Philippe Noyau, président de la Chambre régionale d’agriculture Centre-Val de Loire et vice-président du Contrat de solutions. Les solutions les plus faciles ont été repérées et maintenant, on entre dans le dur. Parfois on se heurte à des impasses. Le Contrat de solutions est là aussi pour repérer ces impasses et orienter la recherche vers ces problématiques". 

Le 18 novembre, de 17h30 à 19h30, des experts des instituts techniques et de l'agroéquipement seront en direct sur Pleinchamp pour répondre à vos questions. 

Trois grandes thématiques seront abordées au cours de cette conférence : 

  • Comment gérer les adventices avec moins d’herbicides ?
  • Comment intégrer des solutions de biocontrôle dans sa stratégie de protection des cultures ?
  • Quelles sont les nouvelles technologies et les nouveaux équipements utilisables pour diminuer l’usage et les impacts des produits phytos ?

Intervenants :

  • Nathalie Verjux, chef de service protection des cultures chez Arvalis - Institut du végétal
  • Antoine Meyer, directeur Général de SUMI Agro et président d’IBMA-France (l’association française des entreprises de produits de biocontrôle)
  • Michel Schietequatte, directeur général de Maschio Gaspardo France
  • Jean-Luc Farge, chef de produit chez Lemken
  • Stéphane Chapuis, responsable du service agroéquipement à la fédération nationale des CUMA
  • Laurent Paupelard, responsable technique et expert en vigne dans le Groupe Soufflet
  • Fabien Lagarde, responsable technique chez Terres Inovia

Conférence animée par Adèle Magnard, journaliste chez Pleinchamp.

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Commentaires 47

digue3942

à pluton712 :merci parce que tu m'as répondu avec une bienveillance inouïe ; mon combat n'est pas du pro-phytosanitaire mais un anti-gens qui parlent le micro en mains et qui ont zéro compétences .le but est de casser du paysan ;ça c'est inacceptable .c'est comparable aux éléments casseurs au sein de la manif des gilets jaunes .nous connaissons le résultat ,nous paysans sans distinctions,bio ou pas bio,nous sommes discrédités alors que nous produisons la nourriture pour assouvir le premier besoin du genre humain .notre société est devenue folle et nous sommes qu'au début malheureusement .

PLUTON712

Je réponds simplement à Digue3942 qui demande à ce le chemin lui soit montré.
Oui je suis paysan, c'est à dire à la fois agriculteur et engagé pour l'avenir du pays qui m'entoure. J'ai des responsabilités dans des organisations d'Agriculture Bio, et nous mettons en place l'accompagnement technique et économique de ceux qui sont déjà en Bio et de ceux qui se convertissent comme on dit. Cela doit exister dans sa région aussi. Je suis moi-même membre de groupes d'échange entre pairs, pour étudier les méthodes pratiquées qui marchent sur une ferme, ou pas. Voir si on peut les adapter, les généraliser, les améliorer. Bref on apprend en marchant, on cherche en effet le chemin... La question c'est comment se fait la prise de conscience...

badlnpn

Oui Adada, sauf qu' à la moindre pénurie, ce sera la foire d' empoigne et les français exigeront des importations , tout du moins s'il y a des excédents de pays producteurs et de quelle qualité?

Playmobil, en avant les histoires!

@agri72, des produits phytosanitaire! ah je me marre! C'est comme pour se "soigner" d'un cancer, je prends des petits bonbons rouges, jaunes, bleus! Pourquoi on appelle ça une chimio-thérapie à ton avis?? Du coup on pourrait appeller ça pareil les pesticides: des produit de chimio-thérapie?!

agridit

carbone contre chimie ?
pour de la séquestration de carbone la conservation des sol est la plus adaptée mais utilise bpc le gly. Par contre le bio utilise la charrue et bpc de matériel thermique dégageant du carbone. Maintenant ces techniques permettent d'avoir un équilibre chimique et carbone.Ce qui compte ce n'est pas d'avoir tout l'un ou tout l'autre mais bel et bien l'équilibre. Car un jour où l'autre faudra bien revenir au sujet de base bpc plus important qu'est le réchauffement et la pollution de l'air.Il faudrait un quota. Comme on sait calculer la séquestration de carbone et les molécule phyto dans les nappes se baser sur un équilibre.combien faut-il de bio et combien faut-il de conservation des sols pour avoir une planète saine.Du coup il y'aurait des régions plus enclin à développer certaine technique.Il ne faut jamais opposé diversité et obligation. Un mathématicien nous dirait en deux heures la proportion exact de surface qu'il faudrait pour déjà que la france soit verte aussi bien en bilan carbone qu'en chimie. Et surtout qu'elle pourrait même vendre des droits à polluer aux autre pays en attendant qu'il le soit.Donc surtout méfier vous d'opposer religion et science.. Gaïa et Technicité.. c'est vraiment cet équilibre qui maintiendra une exception agriculturelle

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