Grève de la collecte des veaux : pas d’équilibre sans marché espagnol

Grève de la collecte des veaux : pas d’équilibre sans marché espagnol

Le mouvement de blocage des exportations opéré la semaine passée par l’ensemble des acteurs de la filière qui travaille pour le marché espagnol est suivi et a été reconduit pour cette semaine, dans l’attente de négociations avec les syndicats d’éleveurs pour trouver une solution à la gestion de la FCO et aux frais importants générés par les PCR.

Alors que l’élevage souffre d’une crise majeure, le coût de ces PCR se chiffre en millions d’euros au regard de ce qui est expédié chaque année vers la péninsule Ibérique. L’activité export est indispensable au marché français pour trouver un équilibre. Aujourd’hui ce sont plus de 16 000 veaux qui sont en attente dans les fermes. Il n’est plus question de prix, car les éleveurs ne veulent pas garder ces animaux alors qu’ils sont déjà déficitaires en fourrage.

De leurs côtés, les intégrateurs maintiennent leur ligne de conduite avec une maîtrise des mises en place. Face à l’absence de la concurrence espagnole, les transactions sont très difficiles avec des tarifs malmenés. La situation va être désastreuse dans les prochaines semaines, notamment si la situation perdure. Les éleveurs vont devoir élever des veaux.

La situation est identique dans les broutards et les femelles non-vaccinés, même si ces gammes de marchandise peuvent plus facilement attendre dans les fermes. Aucun mouvement vers l’Espagne où de plus en plus d’opérateurs refusent les animaux non-vaccinés en provenance des zones les plus touchées par la recrudescence de la FCO 8. Les exportateurs demande une vaccination massive du cheptel français pour sortir ce cette impasse et pour pouvoir retrouver des clients perdus à l’export.

Source Acti-Ouest

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Commentaires 1

Etama

Ce n'est pas une vaccination massive du cheptel qui exterminera les moucherons vecteurs de la FCO , quand on veut combattre un mal , on s'en prend à ses causes pas à ses effets !
Un peu plus d'organisation des producteurs dans la filière bétail-viande et moins d'intervenants serait certainement plus efficace en terme d'assainissement des pratiques et des marchés !

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