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La filière laitière lance sa démarche de responsabilité sociétale

Anne Sophie LESAGE

La filière laitière lance sa démarche de responsabilité sociétale

Lancée mardi 14 janvier, la démarche collective « France Terre de Lait » est la stratégie de développement durable de la filière laitière. Issue des Etats généraux de l'alimentation, cette démarche ambitionne de redonner de la valeur à la production laitière et aux produits laitiers.

Deux ans de travail et de concertation auront été nécessaires aux quatre collèges du Centre National Interprofessionnel de l'Économie Laitière (CNIEL) représentant les producteurs, la coopération laitière, les industriels laitiers et le dernier arrivé, le collège du commerce et de la distribution, pour aboutir à cette démarche de responsabilité sociétale « collective et volontaire ». Avec France Terre de Lait, la filière ambitionne de « redonner de la valeur à chaque litre de lait produit en France » dans tous les sens du terme. En effet pour Damien Lacombe, président du collège de la coopération laitière, cette démarche doit « permettre de retrouver une filière compétitive, attractive et pérenne ».  Il insiste : « on n'est pas là pour sortir quelque chose de parisien qui restera parisien ! » France Terre de Lait permettra également de mettre en avant les progrès réalisés et les engagements pour l’avenir de la filière. « C'est majoritairement à la ferme que sont pris les engagements, mais on instaure un cercle vertueux », précise Marie-Thérèse Bonneau, présidente du collège des producteurs.

Indicateurs de performance

Pour ce faire, la filière laitière a identifié des indicateurs chiffrés et mesurables à atteindre d’ici 2025, comme indiqué dans son plan de filière. La performance économique et sociale : pour que chaque acteur puisse mieux vivre de son métier notamment par la création de nouveaux indicateurs à utiliser pour les négociations commerciales et de bien-être des acteurs de la filière. La performance sanitaire : « parce que la confiance des consommateurs est la priorité de la filière » grâce à la mise en place d’indicateurs (résidus d'antibiotiques et antibiorésistance) ainsi que l’optimisation des méthodes de contrôle sanitaire. La performance alimentaire : pour informer sur la place des produits laitiers dans une alimentation équilibrée et une consommation responsable. Et enfin, la performance de productions responsables : pour garantir le bien-être animal et préserver l’environnement.

Infographie

Lancée officiellement le mardi 14 janvier auprès de la presse et des producteurs de lait, France Terre de Lait renforce des initiatives de développement durable déjà existantes, avec comme objectif de fédérer tous les acteurs de la filière autour d’un secteur laitier durable. Le Salon International de l'Agriculture sera l'occasion de « faire et faire savoir » cette initiative, précise Caroline Le Poultier, directrice générale du CNIEL. Pour en savoir plus : https://franceterredelait.fr/ 

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Commentaires 5

Laitierdu80

Hors de question d'accepter de nouvelles contraintes sans prix supplémentaire. Cela devrait être le postulat de départ de toutes démarches de ce type. Sinon, la plus-value éventuelle profitera aux industriels et à la distribution sans que l'éleveur n'en voie la couleur, comme d'habitude...

digue3942

les méthodes sont claires ,il faut tuer le produit alors le paysan va tomber tout seul

GRAINE6546

2 ans de travail pour nous pondre une connerie de plus !! J arreterai de rever quand les coop et privé accepterons de nous payer le lait a sa juste valeur , ce qui ne sera jamais le cas puisqu'ils préfèrent baisser leur pantalon devant les acheteurs des GMS !!! et oui, il faut bien ecouler leurs produits et en plus , tous nos dirigeants ont leur salaire en fin de mois , alors , qu'est ce qu'ils en ont a foutre du producteur ! Il peut crever, c'est pas grave, un autre prendra sa place

Cardan 372

Bravo ! Encore un plan qui ne prévoit que des contraintes pour les producteurs. Pourquoi associer ts les maillons de la filière pour sortir une M pareille. Je ne fais aucune confiance aux responsables de la Coopération ou à nos représentants au CNIEL qui n'ont jamais rien fait pour éviter que le prix payé Aux producteurs soit la seule variable d'ajustement. La distribution s'est gavé sur notre dos pendant plusieurs décennies pour finir en faillite aujourd'hui. Pourquoi les associer à une démarche sachant que tt comme les COOP, elle n'aura pas un centime à mettre sur la table. La seule façon de de gagner plus d'argent demain, c'est de vendre à une entreprise qui fait suffisamment de benefice. Et pour en finir, sur le sanitaire et les antibio. Bravo ! Déjà que les labos recherchent les résidus avec une grille plus stricte que ne le demande la réglementation, seuls les producteurs seront pénalisés ds l'affaire. Des vaches en fin de période de d'écartement du lait au tank arrivent encore à le faire virer positif. Pénalité pour le producteur et Bingo pour la laiterie qui va valoriser le lait sans le payer si la citerne n'ai pas sortie positive. Vs avez raison, multiplions les analyses pour redonner un bol d'oxygène aux laiteries en nous culpabilisant. Déjà deux exemples flagrants autour de moi depuis ce début d'année.
Félicitations !!!!.

ondoitvousapplaudir

Super, beau travail
Mais si les coop ne valorisent pas celà auprès des producteurs ( en euro tonnes bien sûr !!!),
il ne faudra pas bien sûr compter sur le leader industrielle privé pour le faire.
Nous aider a apporter de la valeur ajoutée sur les produits laitiers s'est bien, mais si elle ne revalorise qu'un litre de lait (consommé en France ) sur deux litres produits ,
LES PRODUCTEURS SE FERONT ENCORE BIEN ENFUMER PAR TOUTE LA FILIERE.
Merci quand même d'essayer de nous faire espérer ......

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