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Lait : la production mondiale 2019 ne montre plus d'augmentation par rapport à 2018

PARIS Le réseau CERFRANCE

Lait : la production mondiale 2019 ne montre plus d'augmentation par rapport à 2018

Un marché mondial et européen soutenu par une dynamique de l’offre inférieure mais en proie aux incertitudes géopolitiques.

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Dynamique de production des 5 Principaux bassins mondiaux inférieure

Les premiers mois 2019 vérifient une stagnation voire un recul des volumes produits par les principaux pays laitiers exportateurs. Ainsi, les USA rompent avec la croissance régulièrement constatée de leur production. L’Australie totalise un recul de 10 % et l’Argentine de 5 %. L’Europe et la Nouvelle-Zélande stagnent avec respectivement + 0,2 % et – 0,7 % de production par rapport à 2018. La France n’est pas en reste avec un repli de 1,1 %.(voir les cours)

Globalement, la production mondiale 2019 ne montre plus d’augmentation par rapport à 2018. La moindre production et la disparition des stocks d’intervention européens soutiennent le prix des produits industriels. Le cours mondial de la poudre de lait écrémé est stable sur septembre 2019 et l’Europe profite d’une offre moindre pour doper ses exportations. Les cours mondiaux se maintiennent et permettent à l’Europe de conserver la valorisation de la matière grasse.

Malgré la baisse du cours du lactosérum, consécutive à une moindre demande de la Chine pour cause de peste porcine, le prix du couple beurre/poudre (280 €/1 000 litres en 08/2019) est préservé au mieux en limitant la perte des opérateurs eu égard au prix payé producteurs estimée à 60 €/1 000 litres. Avec la baisse saisonnière de la production européenne il est permis d’espérer, en l’absence de stock, un redressement de ce couple beurre/poudre sur la fin de l’année, porté par la poudre de lait écrémé (+ 10 à 15 € possible).

Les premiers mois 2019 vérifient une stagnation voire un recul des volumes produits par les principaux pays laitiers exportateurs. Ainsi, les USA rompent avec la croissance régulièrement constatée de leur production. L’Australie totalise un recul de 10 % et l’Argentine de 5 %. L’Europe et la Nouvelle-Zélande stagnent avec respectivement + 0,2 % et – 0,7 % de production par rapport à 2018. La France n’est pas en reste avec un repli de 1,1 %. Globalement, la production mondiale 2019 ne montre plus d’augmentation par rapport à 2018. La moindre production et la disparition des stocks d’intervention européens soutiennent le prix des produits industriels. Le cours mondial de la poudre de lait écrémé est stable sur septembre 2019 et l’Europe profite d’une offre moindre pour doper ses exportations. Les cours mondiaux se maintiennent et permettent à l’Europe de conserver la valorisation de la matière grasse. Malgré la baisse du cours du lactosérum, consécutive à une moindre demande de la Chine pour cause de peste porcine, le prix du couple beurre/poudre (280 €/1 000 litres en 08/2019) est préservé au mieux en limitant la perte des opérateurs eu égard au prix payé producteurs estimée à 60 €/1 000 litres. Avec la baisse saisonnière de la production européenne il est permis d’espérer, en l’absence de stock, un redressement de ce couple beurre/poudre sur la fin de l’année, porté par la poudre de lait écrémé (+ 10 à 15 € possible).

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Un marché intérieur français atone voire régressif

(voir le tableau). Sachant que près de 60 % de la production française est valorisée sur le marché intérieur, son impact sur la formation du prix reste déterminant. La demande en produits de grande consommation régresse de manière structurelle et 2019 ne déroge pas à la règle. Crème et lait infantile restent des segments porteurs mais ne suffisent pas à compenser la régression globale de la consommation française.

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EGALIM : quel impact sur le marché intérieur ?

Malgré des espoirs déçus, le lait ainsi que les légumes sont peut-être les deux filières qui bénéficient d’un impact positif des EGALIM dans la construction du prix avec la grande distribution. Les états généraux de l’alimentation ont incité les centrales d’achats à des accords avec les grands groupes de transformation. Le prix aurait été probablement plus bas sans cette impulsion dans un contexte de marché récessif. Toutefois, le ruissellement sur le prix producteur se trouve laminé par l’effet dilution entre volumes concernés (produits de grande consommation intérieurs et marques transformateurs seulement) par rapport aux volumes produits. C’est, au final, quelques centimes d’euros qui profitent aux producteurs. Les EGALIM seraient donc une composante de l’écart de prix entre le lait français (+ 20 € sur 08/2019) et le lait allemand.

Les prix sortie usine attestent une évolution entre 07/2019 et 07/2018 de + 2,7 % en moyenne pour un impact consommateur de 2,6 %. Par comparaison, le prix du lait départ ferme a progressé de 4,3 % et atteint 340 € en prix de base en 07/2019, porté surtout par le redressement de la poudre de lait écrémé.

Article extrait de la Veille économique - nov.2019 - Jean Morice - Cerfrance

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