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"Il ne faut pas désespérer de la betterave"

Adèle Magnard

En ce début de campagne betteravière et alors que la production de sucre est prévue en baisse au niveau mondial, va-t-on assister à une remontée des cours après deux ans de prix bas ? Eléments de réponse avec François Thaury, consultant chez Agritel.

« Après deux années excédentaires au niveau mondial, la campagne 2019-2020 va enregistrer un déficit de 4 à 6 millions de tonnes », indique François Thaury, spécialiste du marché du sucre chez Agritel. Les grandes zones de production comme l’Inde, le Brésil, la Thaïlande et l’Union européenne voient leur production baisser. Comptes tenus de la faiblesse des cours de ces dernières années, inférieurs aux coûts de production dans la majorité des cas, de nombreux pays ont eu tendance à se détourner de la culture de la canne à sucre ou de la betterave. Pour François Thaury, « on entre dans un cycle de déficit qui va peut-être durer deux ou trois saisons ». 

Cette situation a engendré un « frémissement » des cours mondiaux. « On voit une légère amélioration au niveau mondial, note l’expert. Et les perspectives sont mêmes meilleures en Europe car pour la deuxième saison consécutive, l’Europe va produire moins de sucre que ce qui pouvait être anticipé à la sortie des quotas », en raison notamment de la baisse des surfaces et des rendements. 

Sans anticiper des niveaux de prix de la future campagne, François Thaury engage les producteurs à « ne pas désespérer de la betterave » car selon lui, une remontée des cours est vraisemblable. 

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