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Samedi 31/10/2026
Bovins viande – Les prix se replient dans les Charolaises.
Bovins de boucherie – Alors que les températures se rafraîchissent, le consommateur adapte ses habitudes alimentaires à la saison, en délaissant les pièces à griller pour les viandes à mijoter (pot-au-feu, bourguignon…). Les « équilibres matières » sont compliqués avec des pièces nobles qui partent vers le hachoir, et des stocks qui se reconstituent dans les aloyaux. De nombreuses promotions sont faites pour écouler ces viandes à des tarifs très intéressants dans les magasins. La vente de viande hachée est particulièrement pénalisée en fin de mois, quelles que soient les confessions religieuses (baisse dans le halal). La faiblesse du prix du porc est également à prendre en compte dans l’équation.
Sur les marchés, la tendance commerciale se durcit dans un contexte économique toujours tendu à cette période de l’année. Les industriels de la viande réduisent leurs activités pour dégonfler les stocks. Le niveau de la demande est également moins soutenu dans la boucherie traditionnelle, mais cela est habituel à la saison. L’équilibre offre/demande permet une relative stabilité des prix dans les Blondes d’Aquitaine, Parthenaises, mais la pression est plus perceptible pour les Aubrac, Limousines ou Charolaises lourdes ou de qualité bouchère. Les abatteurs demandent de la baisse sur les Charolaises, Aubrac, Salers ou Rouges des Prés R de conformation et dans l’ensemble des croisées de choix secondaire. Cette tension est due à des sorties saisonnières plus abondantes dans les régions où les animaux sont rentrés à l’abri pour l’hiver. Cette tension est accentuée par la faiblesse du prix du minerai généré par le prix limité des laitières.
Réformes laitières – Les éleveurs libèrent toujours des volumes, avec une qualité défaillant. Les abatteurs qui font face à une demande limitée voient leurs stocks grossir sur les pièces nobles. Ils maintiennent une très forte pression sur les prix avec les mauvaises vaches qui entraîne les bonnes réformes Prim’Holsteins, Normandes ou Montbéliardes. Les réformes laitières passent en dessous de la barre des 5,00€.
Jeunes bovins – Les flux vers l’Allemagne ou l’Italie sont un peu moins soutenus et la consommation intérieure portée par les viandes halal, butte sur le niveau élevé des prix, notamment pour les familles moins aisées. Les volumes disponibles sont en replis et la tendance est à la stabilisation des prix pour l’ensemble des jeunes bovins, Charolais, Limousins, Blonds d’Aquitaine et autres races à viande ou croisés. Les tarifs se tassent dans les JB laitiers dans le sillage des vaches.
Avis d’expert :
Bovins de races à viande : La faiblesse de la demande va conduire les tarifs à la baisse dans les races à viande.
Bovins de races laitières : Les abatteurs vont maintenir la pression sur l’ensemble des réformes laitières.
Jeunes bovins : L’équilibre offre/demande devrait permettre un flux assez régulier pour des tarifs facilement reconduits.


