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Mercredi 02/09/2026

Face au risque de « non-production » pour 2027, la FNSEA attend une « réaction massive »

Publié par Pleinchamp

Le syndicat attend du gouvernement, mais aussi de tout l’écosystème agricole, une réaction massive face aux pertes de production et aux risques d’arrêt d’activité après les canicules et la sécheresse historique de l’été 2026.

Les agriculteurs devront attendre encore un peu avant de connaître le détail des mesures d’urgence promises par le gouvernement après la sécheresse et les canicules de l’été. « Les montants étant conséquents, nous avons besoin de quelques jours en plus de concertations entre les ministères », a justifié celui de l'Agriculture dans un message adressé à la presse, sans préciser de nouvelle date. Le Plan « Canicule – sécheresse – incendies » (CASI), décrété début août, devait initialement être dévoilé jeudi 3 septembre.

« Si ces quelques jours supplémentaires permettent d'avoir un engagement massif, ça peut nous aller », a réagi Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, lors de la conférence de presse de rentrée du syndicat mercredi 2 septembre. Mais « quelques jours, ça ne peut pas être plusieurs semaines », a-t-il prévenu, rappelant que les décisions – de semis, d’achat de fourrage, de vente d’animaux - « c'est maintenant qu'elles sont prises ».

« Nous avons des contacts réguliers avec le ministère de l'Agriculture depuis le milieu de l'été et j’ai moi-même eu un certain nombre d'échanges avec la ministre, a précisé Arnaud Rousseau. Mais je ne sais pas ce que va annoncer le gouvernement. »

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Des risques d’arrêts d’activité

La FNSEA attend une « réaction massive ». De la part des pouvoirs publics, mais aussi « de l’amont, de l’aval, des partenaires bancaires, assurantiels, ainsi que des consommateurs », a détaillé Arnaud Rousseau. Sans un soutien important, le syndicat pointe les risques d’arrêts d’activité et de baisses de production pour 2027, érodant davantage la souveraineté alimentaire française.

« Ce qui nous remonte du terrain est inédit, tant nombre d’agriculteurs envisagent soit de cesser leur activité, soit de ne pas emblaver et de mettre en jachère, soit de se séparer d’un certain nombre de leurs animaux », rapporte le président de la FNSEA. « Tout cela conduit à de la non-production ».

Le syndicat a formulé au gouvernement une liste de demandes, parmi lesquelles « un fonds d'allègement des charges massif à la main des préfets », des aménagements bancaires, la prolongation des dispositifs sur le GNR sur les engrais jusqu’au 31 décembre ou encore la suspension de la redevance pour pollutions diffuses.

"L'urgence, c'est la trésorerie"

Une prise en charge des cotisations sociales est aussi demandée. « En 2021, à l’occasion du gel sur les vignes, il y avait eu une prise en charge de 170 millions d’euros, et on ne parlait que de la viticulture, a rappelé Hervé Lapie, secrétaire général de la FNSEA. Cette année, l’ensemble des productions sont concernées, donc il faudra que le chiffre soit largement à la hauteur ».

« L’urgence numéro un, c’est la trésorerie », a martelé le patron de la FNSEA, soulignant « le rôle prépondérant des établissements bancaires ». Les attentes sont également fortes du côté des assurances. « Il y a un sujet qui va être sur la table (…), c'est l'opérabilité du système assurantiel. Si l'assurance ne délivre pas son efficacité dans une année telle qu'on vient de la vivre, on va avoir de fortes interrogations sur la suite ».

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Face à une détresse économique mais aussi morale, le syndicat appelle également à une « intelligence administrative » concernant les contrôles sur les exploitations. « Je ne suis pas en train de dire qu’il faut faire n’importe quoi, mais venir sanctionner un agriculteur parce que sa jachère fleurie n'a pas fleuri, c'est quelque chose qui n'est quand même pas très bien compris ».