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Mercredi 02/09/2026
Sécheresse : une facture de 5,4 milliards d’euros en achats de fourrages
C’est l’estimation du préjudice subi par les éleveurs de ruminants, sans compter les incidences sur la reproduction, la production de lait et de viande. Concernant les prairies, FNB, FNPL, FNO et FNEC réclament la généralisation des expertises de terrain dans tous les départements « afin de fiabiliser les estimations de pertes ».
2,5 t MS/UGB X 10,9 millions UGB X 200 €/t = 5,4 milliards d’euros. Tel est le calcul opéré par les associations spécialisés d’élevages de ruminants (FNB, FNPL, FNO et FNEC) pour évaluer le préjudice induit par la sécheresse sur la seule production de fourrages. Le calcul repose sur une consommation moyenne de 5 t MS/an qui, en 2026, aurait été oblitérée de 50%.
Selon les estimations d’Agreste, la pousse cumulée des prairies permanentes était, à la mi-août, inférieure de 36% à la moyenne de la période de référence 1989-2018 tandis que la production de maïs fourrage se rétracterait de 24% par rapport à 2025.
Le satellite Airbus dans l’œil du cyclone
Afin de s’assurer de la fiabilité des estimations de pertes, les associations réclament « la généralisation des expertises de terrain dans tous les départements », manifestant par là leur défiance régulièrement réitérée à l’égard de l’Indice de production des prairies (IPP), mis en œuvre le 1er janvier 2023 avec la réforme de l’assurance récolte et la loi du 2 mars 2022, mettant fin au régime des calamités agricoles.
« Si Airbus ne déclenche pas, alors que toutes les prairies de France, de Dunkerque à Perpignan et de Brest à Strasbourg sont jaunes comme un coing, il faut demander à Sophie Adenot [l’astronaute], tant qu’elle est encore dans l’espace, d’aller, soit le régler, soit le débrancher », a déclaré Hervé Lapie, secrétaire général de la FNSEA, lors d’une conférence de presse ce mercredi, au cours de laquelle Arnaud Rousseau a dit par ailleurs que le « diagnostic vital » de l’agriculture était « engagé ».
Des performances animales en souffrance
Au-delà de la production fourragère, les associations pointent également les impacts de la sécheresse et des canicules sur les performances des animaux, même s’« il est encore difficile d’établir des estimations précises pour 2027 ». Les associations pointes des pertes de croissance, des problématiques de reproduction avec par exemple en ovin une diminution du nombre d’agneaux pouvant atteindre -25 à -30 %, sans oublier la production laitière, avec des pertes « pouvant atteindre jusqu’à 20 % lors des périodes les plus chaudes ».