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Mardi 01/09/2026
Sécheresse : les céréaliers réclament une aide directe de 450€/ha
Pour l’AGPB, l’AGPM, la CGB, la FOP et l’UNPT, c’est la condition pour relancer le cycle de production en grandes cultures et garantir la souveraineté alimentaire. Le gouvernement dévoilera jeudi les modalités et montants du « CASI », le Plan « Canicule – sécheresse – incendies ».
« Afin de continuer à nourrir l’ensemble des Français, les producteurs attendent un soutien économique massif et simple à mettre en œuvre, notamment au travers d’une aide directe à la trésorerie de 450€/ha, niveau indispensable pour relancer un cycle de production ». Telle est la doléance formulée mardi par l’AGPB, l’AGPM, la CGB, la FOP et l’UNPT, qui mentionnent des chutes de rendements de 11% en céréales à paille, 20% en betteraves, 23% en pommes de terre, 30% en tournesol et 45% en maïs, engendrée par un été d’enfer caniculaire aux impacts agricoles incommensurables.
A deux jours de la présentation du Plan « Canicule – sécheresse – incendies » (CASI), décrété début août, les associations spécialisées en grandes cultures de la FNSEA annoncent la couleur.
Il y a quelques jours, la Confédération paysanne avait réclamé l’instauration du « quoi qu’il en coûte », se formalisant notamment par une aide directe de 5000 euros par producteur impacté et la provision d’une enveloppe de 2 milliards d’euros.
De leur côté, les JA ont égrené lundi dans un livre blanc toute une série de ponctions auprès des contribuables, de l’Etat, des collectivités, de la MSA, des banques et assureurs, des propriétaires fonciers en encore des entreprises fortement émettrices de gaz à effet de serre etc.
« Plan de sauvetage » puis « plan de relance »
Dans un entretien accordé samedi au Parisien, le Premier ministre Sébastien Lecornu a évoqué « un plan de soutien et de sauvetage » pour aider les agriculteurs à passer l’hiver, suivi d’un « plan de relance pour 2027 ».
Selon le ministère de l’Agriculture, entre 30.000 et 35.000 exploitations requerraient « une aide forte ». Le gouvernement prévoit d’allouer « plusieurs centaines de millions d’euros » à l’Indemnité de solidarité nationale (ISN), le troisième étage de l’assurance multirisque climatique (MRC), inaugurée le 1er janvier 2023. Sous réserve d’un accord de la Commission européenne, les reliquats d’aides à la conversion bio pourraient y contribuer à hauteur de 93 millions d’euros.
Sont aussi prévus des dispositifs de prise en charge des cotisations sociales et des dégrèvements de taxe foncière, ainsi que des enveloppes à la main de préfets, destinées à assurer l’achat de fourrages, de semences, de plants et éviter les « faillites ».