- Accueil
- Le Cantal, le Lot et l’Aveyron ont confronté leurs meilleures limousines
Mercredi 23/09/2026
Le Cantal, le Lot et l’Aveyron ont confronté leurs meilleures limousines
Le Cantal, le Lot et l’Aveyron ont uni leurs élevages à Saint-Mamet pour le concours interdépartemental de la race limousine. Près d’une trentaine d’éleveurs et 140 animaux sur deux jours.
Sous la halle de la Croix-blanche à Saint-Mamet, samedi et dimanche, ce sont près d’une trentaine d’éleveurs et 140 animaux présents (160 inscrits) qui étaient réunis pour ce rendez-vous de la race limousine. Une participation qui confirme l’intérêt d’un concours conçu pour dépasser les frontières départementales.
“Ça permet de mettre un peu plus de concurrence”, résume Damien Panafieu, président du Syndicat départemental des éleveurs cantaliens de race limousine. Créé en 2023, l’Interdépartemental est itinérant entre le Cantal, le Lot et l’Aveyron. Après une première édition à Saint-Mamet, le rendez-vous avait été accueilli l’an dernier à Saint-Saury, à l’occasion de la Fête de la Terre, le Lot n’étant alors pas en mesure d’organiser la manifestation. Cette année, les trois départements ont donc à nouveau uni leurs forces, avec une organisation portée plus particulièrement par les équipes locales.
Élargir la comparaison
Pour Damien Panafieu, l’intérêt du rendez-vous est d’abord de permettre aux éleveurs de se retrouver. “Dans ces trois départements limitrophes, on n’a pas forcément l’occasion, au sein de la race, de se rencontrer à part au National.” Le concours offre ainsi un terrain de comparaison à des élevages qui se côtoient finalement assez peu le reste de l’année. “On a des élevages dans le Lot ou l’Aveyron qui sont reconnus au niveau national, au même titre que dans le Cantal”, souligne le président du syndicat. “Plus on fait monter le niveau, plus le niveau de la limousine en local monte aussi”, estime Damien Panafieu. Une logique d’émulation qui constitue précisément l’un des objectifs du concours. “Forcément, l’année d’après, on se remet en question, on essaie de faire mieux.” Le passage du Départemental à l’Interdépartemental ne bouleverse d’ailleurs pas le profil des participants. Simplement, en réunissant les meilleurs éléments de trois territoires, la compétition devient plus relevée et les références plus nombreuses. Cette montée en puissance se retrouve dans l’organisation du rendez-vous.
Un seul juge sur deux jours
Samedi, les animaux étaient jugés par sections, avant les différents prix spéciaux programmés le lendemain, dimanche : animaux sans cornes, issus d’insémination, qualité bouchère, prix d’élevage, prix de raceur et prix d’ensemble, avant le championnat et la remise des prix. Le choix a été fait de conserver un seul juge pour l’ensemble du concours. “On a l’habitude de travailler avec un juge unique en race limousine.” C’est le Corrézien Laurent Hilaire, installé à Masseret, qui était chargé d’examiner l’ensemble des animaux et d’établir les classements. L’organisation sur deux jours a permis de faire passer toutes les sections sans multiplier les rings et les juges. “Le même juge voit tous les animaux, souligne Damien Panafieu, ce qui facilite aussi une appréciation homogène du plateau.” L’organisation s’est appuyée sur Conseil bovin viande Cantal et sur plusieurs relais locaux. Le comice local a participé notamment à la préparation et à la buvette, tandis que les jeunes de la maison familiale de Marcolès ont contribué à la propreté du site et à l’accueil.
Amir, “meilleur animal”
Derrière le concours, c’est donc aussi une dynamique collective que les organisateurs ont cherché à installer. Pour les éleveurs, l’enjeu dépasse le classement du week-end : confronter les animaux, observer les élevages voisins et repartir avec de nouvelles références pour continuer à progresser. “Malgré le contexte climatique”, relève Damien Panafieu, qui comprend qu’il ait été impossible de réunir 200 animaux comme ce fut le cas, ici-même, il y a trois ans. “Mais la qualité de préparation démontre bien la motivation des éleveurs à montrer leur savoir-faire.” Le prix du “Meilleur animal du concours”, parrainé par la Chambre d’agriculture et le Herd book, est revenu à Amir, mâle de l’année au Gaec du Mazuc, de Marcolès.