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Jeudi 04/06/2026

Le programme d’arrachage de vignes officiellement validé par Bruxelles

Publié par Pleinchamp

La ratification ouvre la voie à l’arrachage d’environ 28.000 ha recensés dans l’Appel à manifestation d’intérêt opéré il y a quelques mois. L’ouverture de la téléprocédure interviendra « le plus rapidement possible », indique le ministère de l’Agriculture.

La Commission européenne a donné son feu vert, officiellement le 1er juin, au plan de réduction du potentiel viticole, élaboré par le ministère de l’Agriculture au cours de l’hiver passé, afin « de répondre aux difficultés structurelles rencontrées par un certain nombre de bassins viticoles face à la baisse de la consommation de vins, rouges en particulier ».

Prenant la forme d’un l’Appel à manifestation d’intérêt (AMI), le dispositif a recueilli 5800 demandes pour un total de près de 28.000ha, dont 37% émanant de producteurs cessant dans la foulée toute activité viticole et 67% intéressés par un arrachage partiel de leur vignoble, circonscrit aux vignes de plus de 10 ans. Le dispositif est assorti d’une aide de 4000€/ha. L’enveloppe initialement prévue, de 130 millions d’euros, ouvrait potentiellement la voie à l’arrachage de 32.500 ha.

Anticipant la réponse de Bruxelles, Paris avait autorisé, dès la mi-avril, les viticulteurs ayant répondu à l’AMI à entamer les chantiers d’arrachage, afin de ne pas engager de frais sur une vendange qui n’irait pas à son terme, sinon pour éviter tout risque sanitaire en cas d’abandon pur et simple et sur le champ des parcelles concernées.

Comme son intitulé l’indique, l’objectif de ce plan de réduction du potentiel viticole, le deuxième en 24 mois, est bel et bien de sortir des volumes du marché, dont ceux portés par les 28.000ha de l’AMI. C’est du reste l’essence du dispositif de distillation de crise, lancé parallèlement. « Après les échanges en Conseil spécialisé « vin et cidre » du 8 juin prochain, FranceAgriMer publiera la décision établissant le cadre de gestion de ce dispositif pour permettre l’ouverture de la téléprocédure le plus rapidement possible et la confirmation des déclarations d’intention réalisées dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt organisé en février dernier sur la base d’une aide de 4000 euros par hectare », précise dans un communiqué le ministère de l’Agriculture.