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Vendredi 23/10/2026

Le virus Shamonda passe la barrière humaine et fait une première victime en France

Publié par Pleinchamp

Les autorités sanitaires indiquent qu’aucun risque sanitaire pour la population générale n’est identifié à ce jour. Comme la MHE et la FCO, le virus est transmis de façon vectorielle pas des moucherons piqueurs. Identifié en France depuis juillet, sa présence est relevée dans 54 départements, selon la plateforme Epidémiosurveillance santé animale (ESA).

« Le virus Shamonda était jusqu‘à présent considéré comme non transmissible à l’être humain. L’infection par le virus Shamonda chez ce patient constitue ainsi la première détection documentée et rapportée du virus chez l’être humain ». Telle est l’annonce faite le 22 octobre par les autorités sanitaires françaises précisant qu’à ce jour, « aucun risque sanitaire pour la population générale n’est identifié », tout en affirmant que « les complications cérébrales observées chez le patient immunodéprimé avant son décès [début octobre] seraient très probablement liées à l’infection par le virus Shamonda ». « A ce stade des investigations, l’hypothèse est celle d’une contamination vectorielle du cas, par la piqure d’un moucheron de type Culicoïde dans l’Est de la France, territoire rapportant une circulation du virus chez l’animal au printemps / été 2026 », précise encore le communiqué du gouvernement.

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Baptisé Shamonda Europe, ce nouveau virus du genre Orthobunyavirus, appartient au groupe Simbu dans lequel se trouve le virus Schmallenberg. Il a été formellement identifié le 31 juillet dernier, suite à l’investigation de cas de diarrhée aiguë, accompagnés de fièvre, abattement et baisse de production laitière transitoire chez des vaches laitières en Allemagne et en Suisse depuis mi-juin 2026 et en France à partir de début juillet 2026 dans plusieurs départements de l’est (Doubs, Ain, Savoie et Haute-Savoie).

Un test moléculaire de type PCR puis des kits PCR commerciaux ont permis très rapidement d’identifier le virus.

Des foyers dans 54 départements

Le Shamonda se transmet de façon vectorielle via des moucherons piqueurs (Culicoides), déjà connus pour être vecteurs de la FCO et de la MHE, non sans lien avec les conditions climatiques favorables aux insectes vecteurs Diarrhée aiguë, fièvre, abattement, baisse de production laitière puis, en effet retard, possibles avortements et malformation des veaux : tels sont les symptômes se manifestant chez les bovins. Même conséquences ultimes chez ovins à la suite d’une forme asymptomatique au départ.

Départements et espèces concernés par le virus Shamonda en date du 19 octobre 2026 (Source : Plateforme ESA)

 

Selon la plateforme Epidémiosurveillance santé animale (ESA), un ou plusieurs foyers ont été détectés dans 54 départements. « Les investigations cliniques, biologiques et épidémiologiques se poursuivent en lien avec les expertises en santé humaine, animale et environnementale », précisent les autorités sanitaires françaises ont par ailleurs notifié les instances sanitaires internationales, à savoir l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).