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Lundi 12/10/2026

Loup : le plafond de tir bientôt relevé de 21% à 23%

Publié par Pleinchamp

Conformément à la loi UPSA, lorsque le nombre de loups effectivement détruits au cours d’une année civile sera inférieur au plafond annuel, la différence sera reportée et ajoutée au plafond fixé pour l’année civile suivante, a confirmé la ministre de l’Agriculture.

« Nous activerons tout prochainement les 2% pour que le plafond passe de 21 à 23 % ». C’est ce qu’a déclaré la ministre de l’Agriculture le 8 octobre au Sommet de l’élevage, en marge d’annonces ciblant plus spécifiquement le renforcement du plan CASI (Canicule – adaptation – sécheresse – incendies), telles que la prise en charge des intérêts de prêts de trésorerie à hauteur de 2 milliards d’euros de prêt, le déblocage de la réserve de 21M€ initialement inclue dans le fonds d’urgence ou encore l’activation des Comités d’expertise départementaux s’agissant de l’assurance prairies, conformément à la loi visant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur d’août 2025.

Concernant le relèvement du plafond de tir des loups, le texte de référence figure dans la loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles d’août 2026, dite loi UPSA. « Je vous annonce aussi que le si le plafond de tir n’est pas atteint une année, les loups non éliminés pourront être additionnés au plafond de l’année suivante », a ajouté la ministre, évoquant la publication du décret « début décembre ».

Plus largement, Annie Genevard s’est engagée à publier, « avant de la Salon de l’agriculture et avant fin 2026 chaque fois que c’est possible » les textes d’application « tant attendus » de la loi UPSA, notamment ceux relatifs au stockage d’eau et aux bâtiments d’élevage.

Stanislas Motte, responsable de la section prédation à la CR : « Sur le loup, on n’a pas avancé, on a reculé »
Stanislas Motte, responsable de la section prédation à la CR : « Sur le loup, on n’a pas avancé, on a reculé »

S’agissant du loup, la loi UPSA redéfinit en partie le cadre réglementaire entourant la gestion du loup, consécutivement au déclassement de l’espèce au plan international et européen, passée de « strictement protégée » à « protégée » en 2025. Un arrêté fixera les conditions dans lesquelles le régime de déclaration de tirs de défense s’applique pour les troupeaux d’ovins, de caprins, de bovins, d’équins et d’asins. Pour prévenir des dommages importants à l’élevage, les tirs d’effarouchement et de défense seront autorisés dans les espaces protégés (réserves naturelles, parcs nationaux hors cœurs de parc).

"Sur le loup, on n’a pas avancé, on a reculé"

Aux seules fins d’amélioration des tirs de défense, sous réserve d’être titulaire d’un permis de chasser, les exploitants peuvent utiliser des dispositifs de repérage utilisant la technologie d’amplification de la lumière, de détection thermique ou d’infrarouge passif, à l’exception des appareils pouvant être mis en œuvre sans l’aide des mains et des appareils équipés d’un adaptateur permettant de les fixer sur une lunette.

« Sur le loup, on n’a pas avancé, on a reculé », a réagi Stanislas Motte, éleveur dans les Hautes-Alpes et responsable de la section prédation à la Coordination rurale. « On a reculé puisqu’il y a quelques années en arrière, on avait des autorisations de tir par les chasseurs formés à cet effet. C’est ce que l’on demande, aux côtés de l’abaissement du seuil de viabilité et de l’arrêt des fronts de colonisation ».