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Jeudi 09/04/2026
Moulins du Sud : quand le blé dur mène à la baguette
Cocréation des coopératives Arterris et Val de Gascogne, Moulins du Sud et ses trois unités de production développent avec Epi’meleia une farine de blé dur assurant de nouveaux débouchés aux agriculteurs et une différenciation pour les quelques 700 artisans boulangers clients de la marque.
Des pâtes oui mais aussi de la baguette. Ce n’est pas à proprement parler le slogan de Moulins du Sud, une entité créée en juillet 2025 par les coopératives Arterris et Val de Gascogne avec pour objectif de coordonner une filière blé tendre 100% locale et durable, centrée sur l’Occitanie. Il faut dire que ses trois unités de production écrasent bon an mal an 120.000 tonnes de blé, et ultra-majoritairement du blé tendre. Mais il y a aussi des bouches et des débouchés pour le blé dur en dehors de la semoule et des pâtes alimentaires.
Arterris en fait l’expérience depuis plusieurs années. Au prix d’un effort de recherche ayant débouché sur un brevet, la coopérative a réussi la prouesse de rendre panifiable la farine de blé dur, avec à la clé quelques vertus propres en terme nutritionnel (teneurs plus élevées en protéines végétales, Oméga 3, acides oléiques et vitamines) et visuel (couleur jaune), avec en prime une conservation prolongée. Elle offre au passage une différenciation pour les quelques 700 artisans boulangers clients de la marque.
Après les deux farines emblématiques, Mie’nutie et Duo de Blés, Moulins du Sud lance Epi’meleia, une farine T80 formulée à partir d’un mélange de blé dur et blé tendre, conservant les repères de travail des farines de tradition tout en intégrant les qualités technologiques du blé dur (pâte docile au façonnage, cuisson maîtrisée...). Moulins du Sud vise un objectif de production de 2000 tonnes annuelles.
« Pour une Agriculture du Vivant »
Outre les bénéfices nutritionnels et gustatifs, Moulins du Sud met en avant les gages environnementaux dont est porteuse la démarche « Pour une Agriculture du Vivant », que Val de Gascogne avait intégrée en 2023 et que Moulins du Sud reprend à son compte. La structure peut ainsi proposer à ses clients industriels, représentant 80 % de ses volumes, des approvisionnements partiellement issus de l’association « Pour une Agriculture du Vivant », leur permettant de valoriser ces engagements dans leurs propres bilans carbone. « La création de la structure Moulins du Sud, a déclenché une dynamique nouvelle et opérationnelle : nous nous appuyons sur notre expertise historique sur le blé dur, pour structurer des réponses concrètes aux usages des boulangers et engager une transformation agricole mesurable, déclare dans un communiqué Antoine Bernabé, directeur Moulins du Sud. Notre ambition est claire : construire une filière meunerie ancrée dans son territoire, agile dans ses pratiques et résolument tournée vers l’avenir ».