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Agriculture biologique dans le monde : en 2018, plus de surfaces, moins de producteurs

Pleinchamp avec l'AFP

Agriculture biologique dans le monde : en 2018, plus de surfaces, moins de producteurs

L'agriculture biologique a progressé de 2,9% en surface dans le monde en 2018, mais a eu tendance à baisser en nombre de producteurs sur l'année, selon des statistiques diffusées le 13 février par la Fédération internationale des mouvements d'agriculture biologique (IFOAM).

A la fin 2018, 71,5 millions d'hectares étaient gérés de manière biologique sur la planète, ce qui représente une croissance de 2,9% par rapport à 2017, indique un communiqué de l'IFOAM, basé sur les données de 186 pays. Et 2,8 millions de producteurs biologiques étaient recensés dans le monde, l'Inde restant le pays où ils sont le plus nombreux (1,15 million), selon le communiqué. Or, en 2017, l'IFOAM recensait 2,9 millions de producteurs biologiques dans le monde, dont 835.000 en Inde, selon le rapport officiel 2018 de l'organisation, accessible en ligne. Malgré ce recul sur un an, l'IFOAM avance que sur une dizaine d'années, le nombre d'agriculteurs bio a fortement progressé dans le monde (+55% de 2009 à 2018).

En termes de surfaces, l'Australie possède la plus grande surface agricole bio du monde (35,7 millions d'hectares), suivie de l'Argentine (3,6 millions ha) et de la Chine (3,1 millions ha). Par continent, c'est l'Océanie qui est au premier rang (36 M ha) en raison des grandes surfaces australiennes. L'Europe occupe la deuxième place avec 15,6 M ha contre 14,6 M ha en 2017, suivie par l'Amérique latine (8 M ha). Outre le Liechstentein et Samoa, c'est l'Autriche qui a la part de ses terres agricoles en bio la plus élevée (24,7%). En France, deux millions d'hectares de terres agricoles étaient cultivées en bio en 2018 par 41.632 producteurs, la France se plaçant en deuxième position pour les pays comptant le plus de producteurs.

Dans le même temps, le marché mondial des aliments biologiques "poursuit sa croissance" et a "dépassé pour la première fois la barre des 100 milliards de dollars" (97 milliards d'euros) en 2018, souligne IFOAM en citant la société d'études de marché Ecovia Intelligence. Les Etats-Unis sont le premier marché avec 40,6 milliards d'euros, suivis par l'Allemagne (10,9 milliards d'euros) et la France (9,1 milliards d'euros). En 2018, les consommateurs danois et suisses sont ceux qui ont le plus dépensé en aliments biologiques (312 euros par habitant en 2018). Pour la première fois depuis 1972, l'IFOAM, basée à Bonn en Allemagne, organise son congrès mondial de la Bio en France cette année: il se tiendra à Rennes du 21 au 27 septembre 2020.

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Commentaires 3

Case IH

bah..... soi disant que le bio crée plus d'agriculteur, plus d'emploi... laissez moi rire.
ça crée surtout du profit supplémentaire pour certains.

alain

le bio industriel arrive....
l'argumentaire du local tombera
lire philippe Silberzahn les vrais dangers du "consommer local"
les suisses sont riches
les allemands sont vieux et ont peur de mourir
les américains ont toujours les flowers people
l'australie, les étendues à perte de vue
la france qui n'invente plus rien mais qui essaie de coller à la roue par peur de passer aux oubliettes.
le bio détruira aussi les fermes familiales. D'ailleurs beaucoup de ferme qui font de la vente triche car l'ancien retraite travaille au noir

alain


la confédération dont le coeur sont des petits producteurs bio finira par se mordre les doigts
en critiquant l'agriculture conventionnelle si bien que leur marketing et l'alliance avec l'écologie politique font qu'actuellement les politiques publiques vont dans ce sens.
or quand le "gros paysan "beauceron va se mettre à faire des carottes bio, les petits précurseurs vont crever. ils n'auront pas d'argument pour dire qu'ils sont plus bio...
josé bové, homme ambitieux, aura entrainer la division du monde agricole; or seul un bloc ferme des agriculteurs contre l'absence de partage de marge des collecteurs-transformateurs-distributeurs est la solution; c'est la baisse de rentabilité de l'agriculture qui fait naitre ce qu'il advient

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