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Alimentation: un rapport prône la création d'un nouveau label "bio, local et équitable"

Alimentation: un rapport prône la création d'un nouveau label "bio, local  et équitable"

Et si on recyclait le bon vieux label bio "AB" pour distinguer des produits agricoles à la fois bio, locaux et équitables ? Le Conseil économique social et environnemental (CESE) recommande de lancer une expérimentation pour répondre à la demande de qualité des consommateurs.

Dans un rapport devant être présenté mardi, il formule 18 propositions pour améliorer les cinq signes officiels garantissant l'origine géographique et/ou les modes de production de produits alimentaires: 
   - AOP ou AOC (Appellation d'origine protégée/contrôlée),
   - IGP (indication géographique protégée), 
   - Label Rouge, 
   - AB (Agriculture biologique), 
   - STG (Spécialité traditionnelle garantie).

"Les consommateurs s'interrogent sur la qualité de l'alimentation et sont demandeurs d'un renforcement de la qualité sanitaire et d'une meilleure traçabilité des produits" souligne Jean-Louis Joseph, membre du CESE et rapporteur du projet. Le label européen du bio, représenté par une feuille verte, resterait présent, mais le label historique français AB serait recentré sur l'agriculture biologique de proximité, tout en prenant en compte des conditions de commercialisation équitables pour les producteurs. "Les Français étaient les premiers créateurs en Europe des signes officiels de qualité, dès 1935 avec la première AOC viticole, celle des Côtes du Rhône", explique Dominique Marmier, co-rapporteur, "donc pourquoi pas lancer une expérimentation en France, qui pourrait à terme s'étendre?"

Pour le bio non européen, le rapport préconise que le futur système européen de labellisation, en cours de réforme, "ne soit pas basé sur des équivalences entre pays, mais sur l'application d'un principe de conformité assorti de contrôles. "Ceci est d'autant plus important que les Français consomment pour 8,7 milliards de produits bio par an, et ne produisent que pour 4 milliards d'euros, il y a donc beaucoup de produits importés", souligne M. Marmier. Au total, la France compte quelque 1.100 produits sous signe de qualité représentant un chiffre d'affaires total de 30 milliards d'euros, soit plus d'un tiers de la valeur de la production agricole, selon le rapport. En Europe, début 2018, environ 1.400 produits alimentaires, hors vins et spiritueux, étaient enregistrés en AOP, IGP ou STG par 26 pays de l'UE, 21% d'entre eux italiens et 18% français.

Le rapport préconise d'harmoniser tous les cahiers des charges par produit et "vers le haut", pour améliorer leur lisibilité. Celui du beurre d'Isigny AOP, qui date de 2017, impose ainsi des contraintes sur les races de vaches laitières, les conditions d'alimentation et d'élevage, quand celui du beurre de Charentes-Poitou AOP, remis à jour en 2016, "ne comporte aucun engagement sur ces aspects pourtant importants", souligne le rapport.  Idem pour les huîtres: les cahiers des charges valorisent essentiellement les conditions d'affinage en "claires" mais ne parlent ni de la provenance, ni de son origine (naturelle, triploïde, diploïde issue d'écloserie).

Source AFP

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Commentaires 7

viking 537

nous sommes en conventionnel dans une région a sols pauvres et secs avec rotations longues sans phytos ni engrais de fond mais isolés geographiquement.tout le monde ne peut pas faire de vente directe et nous n avons pas le choix bien joli de trouver une laiterie.ne soyons pas naifs dans beaucoup de régions il y apeu de différences avec le bio et trop de médiatisation et trop d aides .dans peu de temps le bio au prix du conventionnel qui serra payé avec une fronde.

agrume856

Fanny nous avons deux structures un conventionnel une bio je regrette de te dire que en bio on pourra pas nourrir toute la POPULATION faudra faire un choix qui doit mourir de fain

DIGUE3942

à FANNY: pas de soucis, les opportunistes se casseront la figure; ça s'appelle la séléction naturelle...

Jean

@fanny
Je suis conventionnel , donc un gros c...vénal !
Enfin si faire son boulot sérieusement (on n'arrose pas les cultures avec des poisons !) pour amener un revenu à sa famille est "aimer l'argent et être vénal" , alors oui j'assume je suis comme la plupart de mes concitoyens !

@fanny

beau résumé des clichés sur les conversions bio. il y a tjs eu des opportunistes qui sont passés au bio, mais ceux qui en sont ressortis se comptent sur les doigts de la main dans chq departement. l'important n'est pas comment on y rentre (raison financiere, maladie due aux pesticides, militantisme), mais que l'on y reste aprés 5 ans. Et a part qq rares cas qui font du bruit (et bien relayés par les detracteurs de la bio, merci) 95% des convertis restent en bio. Et puis les aides ne sont plus ce qu'elles etaient a l'epoque des CTE, et actuellement on voit plutot des paysans saturés par le systeme conventionnel et ses derives qui passent en bio. De toute facon, celui qui passe en bio pour les aides parce que sa ferme ne fonctionne pas coulera d'autant plus vite. Et c'est le role du reseau des gab et des grab que de conseiller les paysans en reflexion. Apres, je pense qu'il est plus coherent de financer un changement de systeme pour ne plus utiliser de pesticides que de financer de la production de colza pour mettre de l'huile dans les bagnoles et engraisser Avril

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