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Didier Guillaume : « je veux être le bouclier face à l’agri-bashing »

Anne Sophie LESAGE

Didier Guillaume : « je veux être le bouclier face à l’agri-bashing »

Le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume en visite à l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture (APCA) ce jeudi, s’est positionné en « bouclier face à l’agri-bashing. » Pour le ministre de l’Agriculture, il faut « réconcilier rural et urbain » et faire de l’« agri-positive. »

Invité par le président de l’APCA, Claude Cochonneau à la dernière session de la mandature, Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture  s’est prêté au jeu des questions réponses « sans filtre. » Le premier sujet sur lequel a été interrogé le ministre c’est l’agri-bashing. « Je leur ai dit que je voulais être le bouclier face à l’agri-bashing » a déclaré Didider Guillaume. En effet, Claude Cochonneau confirme ce sujet d’inquiétude dans les campagnes, plus que les aspects économiques ou climatiques. « Cette pression sociétale qu’on a aujourd’hui sur notre activité est considérée par beaucoup d’agriculteurs comme profondément injuste et insupportable, au vu des efforts qu’ils font depuis des années. »

Marche forcée

Pour le ministre de l’Agriculture, la clé est dans « la réconciliation » entre le rural et l’urbain. Pour cela, « nous devons avancer et avoir de meilleures pratiques agricoles. » Ferme et déterminé Didier Guillaume a déclaré « je ne cèderai pas sur la transition agroécologique car c’est notre horizon et nous irons en marche forcée si nous devons y aller en marche forcée, ou tranquillement si tout avance. » Pour le ministre, la transition agroécologique, conducteur du ministère de l’Agriculture, doit être traitée « positivement car il n’y a pas à s’affronter sur ces sujets. »

Agri-bashing vs agri-positive

Perçue par les agriculteurs comme un énième affront, la nouvelle plateforme officielle glyphosate.gouv.fr, a fait couler beaucoup d’encre depuis sa sortie il y a quelques jours. « C’est un engagement du président de la République et je n’en pense que du bien » a immédiatement déclaré Didier Guillaume avant d’ajouter « ça a pu être mal interprété par la profession (…) mais je veux le positiver » précisant « la forme on s’en fiche. » Il insiste « là ce n’est pas de l’agri-bashing, c’est de l’agri-positive. Faisons la démonstration que les choses avancent. » D’après Didier Guillaume, le président de la République veut provoquer « un effet d’entraînement. »

« Tout retour en arrière serait suicidaire »

Pour le ministre, issu du 1er département bio de France, « l’agroécologie est une volonté politique, c’est une volonté agricole mais c’est surtout un chemin qui est escarpé et parfois qui est difficile à atteindre aussi vite qu’on le voudrait. » Et pour Didier Guillaume « tout retour en arrière serait suicidaire et personne ne veut revenir en arrière. » 

Au sujet de la future Politique Agricole Commune (PAC) « il y a une volonté forte de la France que l’agroécologie soit totalement dans la PAC (…) elle est évoquée maintenant dans la plupart des pays européens, également par la Commission, donc ça avance » positive Didier Guillaume

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Commentaires 49

PAT76

J'ai 60 ans, je suis plus à l'aube de ma carrière qu'au démarrage, j'utilise des phytos depuis longtemps. Nous avons énormément progressé avec des doses très réduites : 1/3 de dose ou 1/4 de dose par rapport aux doses préconisées par les fabricants qui ont l'autorisation en amont de nos gouvernements et qui aujourd'hui nous font des leçons de morale sur l'utilisation et se foutent pas mal de notre santé et des consommateurs.
Concernant le glyphosate, je l'utilise juste en inter-culture : 1.5 l à 2 l par ha et c'est tout, pas d'utilisation quand la culture est en place, contrairement à tous les autres pays qui nous amènent des produits OGM et traités au glyphosate à grosse dose tout au long de la culture : où sont les associations de consommateurs qui devraient dénoncer tout ça.
Si on interdit le glyphosate, il faut interdir tous les autres produits phyto et fermer nos frontières sur l'importation des produits alimentaires qui n'ont pas les mêmes contraintes qu'en France, même en agriculture biologique.

ecume 173

je touche des primes en conventionnel ils touchent des primes en bio ont est tous pareils

iris

incroyable mon voisin a semé du trèfle violet dans son blé en mars il la broyé 2 fois il la fissuré en novembre et semé un tournesol en avril l année suivante je suis stupéfait par le résultat et pourtant il est en bio je vais les regarder autrement ces gens là utopistes et par la suite realistes

digue3942

à jm : je n'ai strictement rien à foutre de la fédé ; ils nous mènent droit dans le mur ....ça suffit.

PàgraT

Il va falloir que nous agriculteurs, fassions comprendre aux classes moyennes et modestes que dans les grandes lignes, le bio finira dans les assiettes des bobos et que les autres auront droit aux OGM glyphosatés importés! Quand ils auront compris, ils seront ravis!

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