Manifestation de la Confédération paysanne pour dénoncer l’accaparement du foncier

Anne Sophie LESAGE

Manifestation de la Confédération paysanne pour dénoncer l’accaparement du foncier

Ce mercredi, près de 200 agriculteurs de la Confédération paysanne ont occupé une parcelle de 1 700 hectares en Centre-Val-de-Loire, pour protester contre l’accaparement des terres agricoles.

Les 1 700 hectares en question ne sont pas n’importe lesquels. Il s’agit des terres achetées en 2016 par le groupe chinois Hongyang, devenues emblématiques de la lutte contre l’accaparement des terres agricoles. Le syndicat a réalisé une action symbolique de déchaumage et de semis sur ces terres. D’après le communiqué de la Confédération paysanne, le groupe Hongyang aurait également investi cette année pour acquérir 900 hectares dans l’Allier.

Par cette action, le syndicat réclame un meilleur contrôle du foncier à travers les parts sociales. « Il y a donc urgence à légiférer si nous ne voulons pas voir toutes les terres partir à des investisseurs dans un futur proche. » Cette « faille » concernant les montages sociétaires, a été créée par la loi d’orientation agricole de 2006, qui d’après de syndicat « ouvre la voie à des montages sociétaires et à des transferts fonciers malsains et opaques. »

Appétit féroce

D’après la Confédération paysanne l’achat de terres par des investisseurs « participe à la mise en place de véritables fermes-usines, où la production d'une alimentation de qualité n'est pas la priorité. » L’accaparement du foncier « met en danger l'installation de jeunes paysan-ne-s » précise le syndicat dans son communiqué. « La terre est un bien commun, un bien à part, un support indispensable à notre métier » a déclaré la Confédération paysanne qui insiste « ces chiffres sont à mettre en regard avec la taille moyenne des fermes françaises qui oscille entre 50 à 100 hectares en fonction des régions et des systèmes. »

Le syndicat n’en est pas à son coup d’essai. En juin, la Confédération paysanne avait occupé le vignoble de Vincent Bolloré pour dénoncer « l'appétit féroce de ces investisseurs et financiers. »

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Commentaires 1

bisounours

Je ne veux pas être l avocat du diable, mais si ces manifestants savaient que tout cela à été organisé par nos politiques d un commun accord avec les entreprises chinoises, on implante des entreprises chinoises en France, mais en contre partie on veux du terrain, et c est comme ça que ça c est passé. Ils vous diront que c est faux, mais c est comme cela que les échanges ce sont fait. Alors à mon avis ils ne sont prêt de changer les règles d acquisition du foncier....

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