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Le revenu des agriculteurs augmenterait de 18,3% en 2018 (Comptes de l’agriculture)

ASL

Le revenu des agriculteurs augmenterait de 18,3% en 2018 (Comptes de l’agriculture)

Ce mardi, la commission des comptes de l’agriculture a publié les chiffres prévisionnels des revenus des agriculteurs pour l’année 2018, ils seraient en augmentation de 18,3%. Les données prises en compte par la CCAN sont estimées au 19 novembre 2018.

Il faut croire que le monde agricole va mieux d’après la Commission des Comptes de l’Agriculture de la Nation (CCAN). En effet, les chiffres prévisionnels estimés au 19 novembre et publiés le 18 décembre 2018, indiquent un résultat net par actif non salarié de la branche agricole1 en augmentation de 18,3 % en termes réels entre 2017 et 2018 en raison notamment de la baisse de l’emploi salarié. Le résultat brut de la branche agricole par actif non salarié en termes réels poursuit sa progression en moyenne mobile sur 3 ans, malgré de fortes variations.

La valeur de la production de la branche agricole hors subventions sur les produits se continuerait sa progression de 4,7%, après +3,2% en 2017. Au global, la valeur de la production végétale augmenterait de 8,9% « grâce à l’augmentation conjuguée des volumes et de prix »,  précise la CCAN. A l’inverse, la production animale baisse en valeur (-1,2%) « les volumes stagnent et les prix reculent », cette baisse est plus importante en porcin à -12,4% « suite à une contraction de la demande notamment chinoise ». La valeur des consommations intermédiaires progresserait de 1,7% en valeur, en raison d’une légère augmentation des volumes et des prix. La valeur ajoutée brute aux coûts des facteurs2 augmenterait de 6,7% pour l’année 2018.

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En céréales, la valeur de la production serait en hausse de 7,1 % du fait d’une augmentation des prix de 17,6 %. Quant aux volumes, ils seraient en recul de 8,9 %, en cause les mauvaises conditions météorologiques. Très forte progression des prix en blé tendre (+ 19 %), maïs (+ 14 %) et orge (+ 23,5 %).

En plantes industrielles, baisse de la valeur de la production de 14,1 %. La sécheresse et les maladies ont affecté les rendements en oléagineux, colza, tournesol et betteraves industrielles.

En fruits, légumes et pommes de terre, la valeur de la production serait en hausse de 10,7 % conséquence d’une augmentation des prix de 17,1 %, surtout en pommes de terre (+ 45 %) après – 31,5 % l’année dernière.

En viticulture, progression de la valeur de la production de 29,3 % (+ 28,5 % en volume, + 0,6 % en prix). Après 2 années de baisse, les conditions climatiques favorables ont conduit à une récolte exceptionnelle dans toutes les catégories de vins.

En bétail, la valeur de la production reculerait de 3,6 % (- 0,9 % en volume, - 2,7 % en prix). Diminution des volumes dans l’ensemble du bétail et chute des prix en porcins (- 12,4 %) après deux années de hausse soutenue. La demande chinoise est en berne. Pour le lait et les produits laitiers, stabilité de la production en valeur.

En aviculture, hausse de la valeur de la production de 1,2 % grâce à l’augmentation des volumes de volailles (+ 6,4 %).

L’année 2017 : « Retour à une conjoncture plus favorable »

Pour l’année 2017, le résultat courant avant impôts (RCAI) pour les grandes et moyennes exploitations s’élevait en moyenne à 38 300 euros, en hausse de 44% par rapport à 2016. Dans ce contexte, l’excédent brut d’exploitation (EBE) s’établi à 51 800 euros en moyenne, en progression de 18% par rapport à 2018. Le résultat de l’exercice, net des charges sociales de l’exploitant (9 300 euros en moyenne),  s’établit à 34 400 euros pour l’année 2017, soit une progression de 52% par rapport à 2016 +10% par rapport à 2015.

En 2017, pour les exploitations spécialisées en céréales et oléoprotéagineux, le RCAI par actif non salarié3 s’élève à 19 200 euros « après avoir été exceptionnellement déficitaire en 2016, il dépasse de 17% le niveau de 2015 mais demeure inférieur de 36% à la moyenne 1995-2005 (29 900€). 

En betteraves sucrières, pommes de terre et légumes de plein champs le RCAI3 est de 37 800 euros, en hausse de 77% par rapport à 2016. Ce niveau est proche du niveau moyen de la période 1995-2005 (38 500 euros).

En viticulture, le RCAI3 s’établit à 41 600 euros en moyenne, en baisse de 10 % par rapport à 2016. L'EBE4 des exploitations viticoles s'établit à 63 900 euros, soit une baisse de 6%.

Pour les bovins lait, le RCAI3 progresse fortement (+74%) pour s’établir à 26 900 euro, après avoir baissé de 20% l’année passée. L'EBE3 pour ces mêmes exploitations, s'établit à 51 900 euros, soit une hausse importante de 28% par rapport à 2016.

En bovins viande, le RCAIest en baisse de 12% par rapport à 2016 et atteint 17 700 euros. L'EBE4 accuse une baisse de 5% par rapport à l'année précédente et s'établit à 38 100 euros en moyenne.

Concernant les volailles, le RCAI3 est de 36 100 euros soit une augmentation de 38% par rapport à 2016, à contraster selon les filières. L'EBE4, quand à lui, atteint 66 400 euros en moyenne (+26%).

Les ovins caprins ont un RCAI3 s’établit à 19 600 euros, en baisse de 14% par rapport à 2016 et l'EBE4 est de 37 000 euros, soit une baisse de 8%.

En porcin, le RCAI se stabilise à 48 800 euros en moyenne (+0,9%) « un niveau presque 3 fois supérieur à celui de 2015 » précise le document.

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1 : le « revenu net de la branche agricole » (RNBA) est égal à : revenu des facteurs de la branche agricole net - salaires - cotisations sociales sur les salaires - intérêts - charges locatives nettes.

2 : la « valeur ajoutée brute » est égale à : production - consommations intermédiaires.

3 : Résultat courant avant impôts par actif non salarié.

4 : Excédent brut d'exploitation par actif non salarié.

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Commentaires 35

Coeur

Tant que les prix du marché seront fixés par la bourse et les cours mondiaux, les agriculteurs du monde entier se feront poliment mettre.

jeje612

les pourcentages cela ne veut rien dire car 18 % DE ZERO CELA FAIT TOUJOURS ZERO

Panurge79

Céréaliers et éleveurs bovins ou ovins-caprins même revenu, j'avoue que j'en ai très longtemps rêvé... Mais dommage que ce soit les céréaliers qui nous rejoignent, mais d'un autre côté si les prix des céréales montent, pour la plupart des éleveurs le revenu plonge, on en a de douloureux souvenirs. Et les prix des céréales restent et resteront liés aux cours mondiaux, les céréaliers et les éleveurs n'y peuvent rien, mais restons solidaires car nous sommes de moins en moins nombreux et à qui profite nos divisions ?

AGRI 22

Bonjour chers lecteurs .je n écris pas de commentaires pour entretenir une opposition entre différentes production J ai vu tout pres de moi un cérealier arrèter son activité bien avant ce qu il avait prévu .lorsqu on exploite de la terre destinée a l elevage ;il est compliqué de la valoriser différemment .et tant mieux si vous vous en sortez bien ,c est pas le cas pour l élevage bovin .quand je dis qu on ramme c est la véritée Mais on a l impression que nos représentants ne sont pas dans le mème bateau On continu a encourager les agrandissements et par conséquent les investissements sans filets de sécurité Mais bon sang quand es ce que vous allez ouvrir les yeux ????A votre avis pourquoi des agis mettent fin a leurs jours ???Ils faut savoir dire non parfois ou merde s il le faut

mheu 03

et oui, tout le monde veut arrêter cette" gueguerre" ridicule entre éleveurs et céréaliers, c'est louable, n’empêche que tous les commentaires que je lis ce matin vont dans l'autre sens , alors à quand la paix ...? pas demain en tout cas.

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