La sortie du glyphosate représentera un surcoût pour les agriculteurs, selon l'Inra

La sortie du glyphosate représentera un surcoût pour les agriculteurs, selon l'Inra

Se passer définitivement du glyphosate, herbicide que le gouvernement s'est engagé à supprimer d'ici trois ans, représentera un surcoût pour les agriculteurs, a indiqué jeudi Philippe Mauguin, le patron de l'Institut national de la recherche agronomique qui travaille aujourd'hui à l'évaluer.

"Dans 85% à 90% des cas il y a des alternatives techniques qui existent" à l'utilisation du glyphosate, mais ces options entraînent des "surcoûts" pour les agriculteurs "qui peuvent passer par des investissements ou des surcoûts en temps de travail", a indiqué M. Mauguin devant la mission d'information commune sur le suivi de la stratégie de sortie du glyphosate, présidée par le député LR Julien Dive. Dans le cas de la viticulture en terrasse, qui fait aujourd'hui partie des secteurs où on cherche encore des alternatives, les solutions pourraient venir du machinisme agricole et de la robotique, ou bien de l'enherbement des vignes.

Cependant, le surcoût des alternatives "pourrait atteindre 20 centimes d'euros par bouteille si on considère que pour faire ce travail supplémentaire, il faudrait une personne pour 20 hectares", a-t-il expliqué. S'il faut acquérir une herse, un outil de "scalpage" ou autre, "cela peut être éligible au grand plan d'investissement et à des aides des pouvoirs publics nationales, européennes ou régionales", selon M. Mauguin, qui coprésidait l'atelier sur les investissements lors des Etats généraux de l'alimentation.

Contrats de filière

Les surcoûts de fonctionnement qui vont rester structurels doivent eux être "évalués de façon raisonnable et pragmatique, moyennés au niveau national, pour que les interprofessions et les contrats de filières puissent s'en saisir". Car selon M. Mauguin, c'est "le marché, jusqu'au consommateur, qui devra prendre sa part, sinon cela ne marchera pas". "Il me semble que les contrats de filière mis en place à la demande du 
président de la République et qui sont en cours de discussion au sein des professionnels doivent prendre en compte la question des pesticides", a précisé le patron de l'Inra.

Pour évaluer les surcoûts, l'Inra va demander notamment aux directeurs de ses unités expérimentales de s'engager dans la sortie du glyphosate un an avant l'objectif gouvernemental, c'est-à-dire pour la récolte 2020. Ce test grandeur nature devra se faire "en regardant le surcoût d'investissement, le temps de travail, le coût horaire, pour pouvoir apporter des éléments auprès des partenaires professionnels et des pouvoirs publics", a ajouté M. Mauguin.

Source avec AFP

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Commentaires 20

digue3942

à Yan amare :les molécules de la pharmacie humaine , elles sont comment d'après toi ?????

iris

c est impressionnant tous ces discours de paysans scientifiques avocat juge vous avez pas compris que tous ces industriel de la chimie vous endorment pour vous prendre votre fric au détriment de vos sols d e votre avenir vos suivants auront un héritage terrien stérile retrouvez votre âme de paysans au lieu de défendre vos empoiseneur

Baba

D'accord avec Bruno 02 . D'ailleurs MONSANTO au états-unis n'a pas été condamné pour
la molécule Glyphosate, mais pour la communication qu'il a faite autour. Comme tout
produit, y compris les médicaments, il y a une notice qui indique les conditions d'usage,
les limites à ne pas dépasser et les précautions à prendre. C'est précisément sur cette
notice que monsanto a été malhonnête car elle permettait beaucoup de dérives. Mais ces dérives ont permis à monsanto de de se faire un maximum d'argent !!!

PàgraT

Bien entendu yan, vous entendez retourner à la traction animale et supprimer aussi le sulfate de cuivre, etc..Et avec çà vous pensez nourrir le pays! Si on enlève les vins et spiritueux, la France est déficitaire sur le plan alimentaire. On en revient toujours au même; du bio pour les bobos et des OGM importés, arrosés au glyphosate pour les autres! Aucune forme d'agriculture n'est parfaite et oublier la souveraineté alimentaire de notre pays serait une très grave erreur , surtout par les temps qui courent! Jamais la sécurité sanitaire de notre alimentation n'a autant été si assurée !

Bruno 02

Pour Yan amare : votre Gilles-Eric Seralini n'est qu'un escroc, et ses publications d'études ont été retirées de partout pour ses méthodologies aléatoires et ses conclusions non scientifiques, et il y a pire : chacun de ses pseudos travaux ont été invalidés par des laboratoires français indépendants qui les avaient dupliqués.
Question pollution intellectuelle, vous êtes gonflé de citer ce genre de pseudos études pour affirmer quoi que ce soit.

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