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Mardi 27/01/2026

En 2025, la viande rouge toujours dans le rouge

Après -1,7% en 2024, le cheptel de vaches a baissé de 2,2% en 2025 tandis que la production de viande s’est rétractée de 2,6%. La manque de disponibilités a contribué au recul de la consommation et des importations. 2026 pourrait amortir les tendances.

Comment la filière bovine a-t-elle traversé l’année 2025, marquée par plusieurs vagues de FCO et de MHE et l’irruption de la DNC, sur fond de décapitalisation et de déconsommation rampantes ? L’Institut de l’élevage livre comme chaque année un état des lieux des principaux indicateurs en terme d’effectifs, de production de viande, de consommation et d’échanges.

Production nette de bovins finis en milliers de téc et exportations de broutards en milliers de têtes (Source : Institut de l’élevage)
Production nette de bovins finis en milliers de téc et exportations de broutards en milliers de têtes (Source : Institut de l’élevage)

Cheptel de vaches : -2,2% en 2025 et encore -2,2% en 2026

Après une baisse de 1,7% en 2024, le cheptel de vaches s’est érodé de 2,2% en 2025 pour atteindre 6,7 millions de têtes et pourrait à nouveau baisser cette année, de l’ordre de 2,2%.

Le cheptel de vaches laitières (3,3 millions têtes), en recul de 2,5% au 1er décembre 2025, pourrait de nouveau diminuer de 2,5% en 2026 selon les prévisions de l’Idele, qui pointe le contre-effet de la FCO-3. Les projections 2027 font état d’une baisse de 2,0%.

Le cheptel de vaches allaitantes (3,4 millions de têtes), en recul de 2,1 % au 1er décembre 2025, est attendu en baisse de 1,9% cette année, puis de 1,3% en 2027.

Production de viande : -2,6% en 2025, -0,7% en 2026

En 2025, la production française de bovins finis s’est établie à 1,262 millions de tonnes équivalent carcasses (téc), en baisse de 2,6% par rapport à 2024. L’Idele anticipe une baisse de 0,7% en 2026 sous l’effet d’un recul plus modéré de la production de veaux de boucherie (-3,2% attendus contre -6,9% en 2025) et de taurillons et taureaux (-2,1% attendus contre -4,6% en 2025), d’une stabilisation de la production de bœuf (-0,4% attendu contre +5,4% en 2025) et d’une hausse de la production de viande de femelles (+0,4% attendus contre -1,3%).

Bilan d’approvisionnement en viande bovine, veau inclus, en milliers de téc (Source : Institut de l’élevage)
Bilan d’approvisionnement en viande bovine, veau inclus, en milliers de téc (Source : Institut de l’élevage)

Exportations de broutards : -3,2% en 2025, -3,7% en 2026

Après une baisse en nombre de têtes de 5,6% en 2024, les exportations de broutards ont moins baissé en 2025, à 3,2%, malgré les interdictions de mouvements induites par la DNC. Pour 2026, l’Idele estime que le mouvement va se poursuivre que la baisse des disponibilités, particulièrement élevée sur cette cohorte touchée par les épizooties, va se répercuter non seulement sur les exportations de broutards, attendues en baisse de -3,7 % (mâles et femelles confondus), mais aussi sur la production de jeunes bovins de type viande, autour de -2,6%.

Consommation et importations en baisse

Après une baisse de 2,1% en 2024, la consommation française de viande bovine (1372 Mtéc), calculée par bilan, a baissé de 2,9% en 2025 sous l’effet d’une baisse marquée des disponibilités. L’Idele anticipe une baisse de 1% cette année. Les importations ont baissé de 1,9% (352 Mtéc) tandis que les exportations sont restées stables (242 Mtéc). Pour 2027, la tendance est à la baisse côté import (-0,7%) et à la hausse côté export (+1%).