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Mardi 09/06/2026
Enfin la transparence sur l’origine de tous les miels de mélange
A compter du 14 juin, les pots de miel de mélange, conditionnés en France ou non, devront afficher l'ensemble des pays d’origine, par ordre décroissant de poids, avec le pourcentage précis que chacun représente dans le pot et une marge d'erreur de 5%.
« Si le miel est originaire de plusieurs pays, les pays d’origine où le miel a été récolté sont indiqués sur l’étiquette dans le champ visuel principal, par ordre pondéral décroissant, avec le pourcentage que chacun de ces pays d’origine représente ». C’est ce qui est inscrit dans le décret du 24 avril 2026, lequel transcrit droit français la directive européenne UE 2024/1438 du 24 mai 2024 dite « petit-déjeuner », et qui entre en vigueur le 14 juin.
Depuis avril 2022, la règlementation française imposait l’indication explicite de leurs pays d’origine des assemblages de miels mais s’appliquant uniquement à ceux conditionnés en France. La directive vient ainsi harmoniser les règles et garantir un même niveau d’information pour l’ensemble des miels commercialisés en France, quelle que soit leur origine. Ce dont se félicite InterApi, l’Interprofession des produits de la ruche, « La transparence sur l’origine est un élément central de la relation de confiance avec les consommateurs, réagit-elle dans un communiqué. En permettant d’identifier précisément la composition des assemblages et la provenance des miels, cette évolution renforce la lisibilité des produits et contribue à une meilleure compréhension des réalités du marché. Elle s’inscrit également dans une dynamique plus large de renforcement de la traçabilité et de lutte contre les pratiques frauduleuses en sécurisant le marché face aux risques de tromperie sur l’origine des miels importés, portée par l’ensemble des acteurs de la filière apicole française ».
Près d'un pot sur deux frauduleux
En 2017, une étude réalisée par l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) révélait que 17% des miels importés de pays tiers et mis sur le marché de l'Union Européenne était suspecté d’être frelatés, coupés avec des sirops de sucre à base de riz, de blé ou de betterave sucrière afin d'en augmenter le volume, pratique interdite par la réglementation européenne. En 2022, sur la base de 320 échantillons, le taux de fraude bondissait à 46%.
Outre les indications d’origine des miels de mélanges, la directive « petit-déjeuner » concerne également les jus de fruits (avec notamment la possibilité d’indiquer la mention la mention « les jus de fruits ne contiennent que des sucres naturellement présents" peut désormais être apposée sur l'étiquette »), les confitures (avec une teneur minimale en fruits passant de 350 à 450 g/kilo et de 450 à 500 g/kilo dans les confitures extra) ou encore le lait (autorisation de produits laitiers déshydratés sans lactose).