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Mercredi 11/03/2026

Etat des nappes : le grand bleu

Publié par Pleinchamp

Le BRGM fait état d’un niveau « exceptionnel » de recharge des nappes souterraines, avec 84% des points d’observation en hausse et 67% au-dessus des normales. Selon Météo-France, février 2026 est le mois de février le plus pluvieux jamais enregistré depuis 1959.

En février 2026, les niveaux des nappes se sont fortement améliorés par rapport à janvier. Les situations sont généralement très excédentaires : 67% points d’observation sont au-dessus des normales mensuelles, 15% sont comparables et 18% sous les normales mensuelles, contre respectivement 36%, 24% et 40% en janvier. Tel est le constat établi par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) en date du 1er mars et qui qualifie d’exceptionnel la recharge opérée en février.

Evolution de la situation observée sur les piézomètres entre février 2025 et février 2026 (Source : BRGM)
Evolution de la situation observée sur les piézomètres entre février 2025 et février 2026 (Source : BRGM)

Le niveau des nappes sur les trois quarts sud-ouest de l’Hexagone est excédentaire, de modérément haut à très haut. Seules quelques nappes du quart nord-est du territoire ont encore des niveaux modérément bas mais la situation s’améliore et les tendances d’évolution sont à la hausse.

40 jours consécutifs de pluie

Selon Météo-France, la pluviométrie sur les mois de janvier et février a dépassé en moyenne 250 mm, soit un excédent de 70% par rapport à la normale sur cette période de deux mois. Avec des cumuls équivalents à deux fois la normale, février 2026 devient le mois de février le plus pluvieux jamais enregistré depuis 1959 devant février 1970. Il a plu de manière continue sur l'Hexagone entre le 14 janvier et le 22 février 2026, soit 40 jours consécutifs. Il s’agit de la série de jours de pluie consécutifs la plus longue mesurée en France depuis le début des mesures en 1959. Seuls quelques territoires ont eu une pluviométrie déficitaire.

Avec des cumuls équivalents à deux fois la normale, février 2026 est le mois de février le plus pluvieux jamais enregistré depuis1959 (Source Météo-France)
Avec des cumuls équivalents à deux fois la normale, février 2026 est le mois de février le plus pluvieux jamais enregistré depuis1959 (Source Météo-France)

Certaines villes n’avaient jamais connu une telle pluviométrie au cours des trois mois d’hiver (décembre à février), telles Quimper (Finistère, 798 mm), Durban-Corbières (Aude, 737 mm), Montpellier (Hérault, 526 mm), Millau (Aveyron, 463 mm), Mende (Lozère, 465 mm), Arles (Bouches-du-Rhône, 404 mm), Albi (Tarn, 312 mm).

Une pluviométrie exceptionnelle mais pas inédite

Quoi qu’exceptionnelle, voire localement historique, la pluviométrie de ce début d’année 2026, n'est pas inédite. Elle est comparable aux débuts d’année 1995, 2014 ou 2016, marqués par des épisodes de crues d’ampleur et d’inondations, notamment sur l’Ouest du pays. Cependant, les niveaux de précipitations ont ont engendré des crues majeures et des inondations durables, notamment sur la façade atlantique et dans le Sud-Ouest du pays.

D’une année à l’autre, les précipitations fluctuent beaucoup. Cependant, dans une France à + 4°C à horizon 2100 comme l’anticipe la Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC), on peut s’attendre à des précipitations augmentant de l’ordre de 15 % en moyenne à l’échelle de la France en saison hivernale.