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Mercredi 21/10/2026
Face à la « catastrophe » 2026, l’AGPM réclame un soutien à hauteur de 450€/ha et 1 Md m3 d’eau d’ici à 2035
Ces montants sont jugés indispensables pour relancer l’acte de production à court terme et sécuriser à long terme la filière, aux prises à la plus faible récolte depuis 50 ans et à une perte de 2,5 milliards d’euros.
-13,6% pour le maïs grain irrigué, - 40,4% pour le maïs grain pluvial, -31,0% pour le maïs fourrage, -40,0% pour le maïs semences, -12,0% pour le maïs doux et -20,0% pour le maïs pop-corn : tels sont les rendements moyens enregistrés en 2026, communiqués mardi par Aravalsi lors d’une conférence de presse de l’AGPM, évoquant une « catastrophe », un « cauchemar ».
« Avec une production nationale estimée en recul de 50% par rapport à l’année précédente avec seulement 7 millions de tonnes, la récolte de maïs grain 2026 figure parmi les plus faibles des cinquante dernières années. Les pertes atteignent jusqu'à 100 %et des dizaines de milliers d'exploitations agricoles se retrouvent dans une situation économique critique. On estime ainsi, globalement, les pertes de chiffres d’affaires pour l’amont de la filière à plus de 2,5 milliards d’euros ».
L’AGPM estime en moyenne à 450€/ha le préjudice engendré par la sécheresse et réclame l’équivalent en mesures de soutien, en sollicitant tous les leviers à la main de la puissance publique, à savoir les plan CASI 1 et CASI 2, les soutiens régionaux et départementaux, l’élargissement du plan engrais dont l’AGPM affirme que l’enveloppe n’est consommée qu’à hauteur de 10% ou encore qu’une dérogation générale sur les couverts, synonymes d’un débours de de 200€/ha. Sauf que… « Sur ces dernières mesures que l’AGPM réclame avec instance depuis plusieurs semaines, elle reste encore sans réponse concrète et satisfaisante du gouvernement et ce malgré l’ampleur de la crise ».
A long terme, l’AGPM égrène toute une série de mesures structurelles de nature à sécuriser la production de maïs, parmi lesquelles le renforcement de l'assurance climatique, l’accélération des solutions d'adaptation, la libération des moyens de production et une protection contre les distorsions de concurrence. Sans oublier le développement du stockage de l'eau. Pour l’AGPM, l’écart se creuse entre les agricultures qui disposent des outils de résilience et celles qui sont limitées et entravées, les moyens d’adaptation ne sont pas à la hauteur du choc climatique et l’eau devient le facteur déterminant de compétitivité, de rendement et de maintien de l’activité dans les territoires. Et de réclamer +1 milliard de m3 d’eau d’ici à 2035.
