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Jeudi 03/09/2026

L’été 2026, le plus chaud jamais enregistré en France depuis le début des mesures en 1900

Publié par Pleinchamp

Selon Météo-France, les températures moyennes de l’été 2026 correspondraient à un été ordinaire dans une France à +4°C telle que la Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC) la dessine à horizon 2100.

« L’été 2026 présente une anomalie de +5,0°C par rapport un été moyen de l’ère préindustrielle [1850-1900], dont 2,4°C [entre 1,8 et 3,0 °C] directement imputable au changement climatique. Un tel niveau de chaleur aurait été quasi impossible sans changement climatique d’origine humaine ». C’est l’un des nombreux enseignements du bilan climatique de l’été 2026 (1er juin – 31 août 2026), établi par Météo-France le 3 septembre.

2026, Un été quasi impossible sans changement climatique, mais qui reste rare dans le climat actuel (Source : Météo-France)
2026, Un été quasi impossible sans changement climatique, mais qui reste rare dans le climat actuel (Source : Météo-France)

L’été 2026 devient ainsi l’été le plus chaud depuis 1900 avec une température moyenne sur 24 heures de 24,0°C (+3,6 °C par rapport à 1991-2020) devant les étés 2003 (+2,7°C) et 2022 (+2,3°C). Les températures maximales de l’été 2026 ont souvent atteint des valeurs inédites et affichent en moyenne sur la saison une anomalie de 4,8°C (contre +3,3 °C en 2003).

Evolution des températures en France depuis le 15 mai 2026 (Source : Météo-France)
Evolution des températures en France depuis le 15 mai 2026 (Source : Météo-France)

Au regard de la Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC) inscrites dans le Code de l’environnement début 2026, et qui établit un horizon à +2,7°C en 2050 et de +4°C en 2100, les températures moyennes de l’été 2026 correspondraient à un été ordinaire dans une France à +4°C, même si des étés encore plus chauds et moins arrosés se produiront au 21ème siècle, selon la TRACC.

La pluviométrie de l’été 2026 affiche un déficit proche de 40%, faisant de cet été le 2ème été le moins pluvieux depuis 1959, derrière l’été 1962 (50%) et devant l’été 1976 (35%). l’été 2026 resterait parmi les étés les moins arrosés d’une France à +2,7°C, et correspondrait à un été peu arrosé dans une France à +4°C.

Une sécheresse des sols historique et généralisée

En lien avec le manque durable de précipitations et des températures exceptionnellement élevées, la sécheresse des sols s’est installée et généralisée à l’ensemble du territoire dès le mois de juin. Elle s’est aggravée jour après jour tout au long de l’été jusqu’à la mi-août.

Evolution de l’indicateur national de sécheresse des sols (Source : Météo-France)
Evolution de l’indicateur national de sécheresse des sols (Source : Météo-France)

Début juillet, les sols ont atteint une situation jamais encore observée à ce moment de l’année en moyenne sur le pays. Début août, la sécheresse des sols à l’échelle du pays atteint des niveaux inédits dans l’absolu (dépassant le record bas de 2022, atteint à la mi-août). Les régions allant du centre-ouest au nord-est, soit plus d’un tiers de la France, ont été particulièrement concernées. Le retour des pluies en seconde moitié du mois d’août a permis une légère amélioration, inégale suivant les territoires, mais loin d’être suffisante pour permettre un retour à la normale durable pour le début de l’automne.

"L’été 2026 doit être plus qu’un record dans les annales de Météo-France. Il doit être un électrochoc"

2026 est aussi l’année où la surface de forêts brûlées n’a jamais été aussi plus importante. « L’été 2026 doit être plus qu’un record dans les annales de Météo-France. Il doit être un électrochoc. À nous désormais d’en tirer les leçons et d’accélérer l’adaptation de la France », a commenté la ministre de la Transition écologique Monique Barbut.