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Vendredi 28/08/2026
Sécheresse 2026 : un état des lieux sans surprise avant l’annonce des mesures de soutien
Le gouvernement dévoilera le 3 septembre prochain les modalités et montants du Plan « canicule – sécheresse – incendie », épisode « inédit » dont l’impact va se chiffrer à « plusieurs milliards d’euros ». Entre 30.000 et 35.000 exploitations requerraient « une aide forte ».
Des pertes de rendement pouvant atteindre 70% à 80% dans certains territoires voire 100% dans certaines localités et/ou pour certaines productions comme les fruits rouges. Une perte moyenne de 34% pour le maïs grain et de 30% pour le maïs fourrages. Des pertes de 50% pour certaines productions légumières comme les poireaux, les haricots, l’ail et les oignons. Plus d’une région sur deux confrontées à des prairies dégradées à plus de 50%. Des stocks de fourrages réduits de plus de 50% dans 37 départements. Des exploitations touchées par les incendies dans toutes les régions sans exclusion, et en particulier en Bourgogne Franche-Comté, Centre Val de Loire, Occitanie et Pays de la Loire, recensant entre 100 et 500 exploitations affectées. Tel est l’état des lieux général dressé par les préfets de Région réunis par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard jeudi après-midi.
Selon le ministère de l’Agriculture, entre 30.000 et 35.000 exploitations requerraient « une aide forte ». Dans plus d’une région sur deux, les difficultés concerneraient plus de 20% des exploitations.
Annonces le 3 septembre
Le ministère de l’Agriculture, qui parle d’un évènement « inédit », car « plus tôt, plus fort, plus long » en matière de canicule, dévoilera le 3 septembre prochain les modalités et montants du « CASI », le Plan « canicule – sécheresse – incendie », épisode dont l’impact va se chiffrer à « plusieurs milliards d’euros ». Outre des dispositifs de prise en charge des cotisations sociales et de dégrèvements de taxe foncière, le gouvernement va déléguer aux préfets des enveloppes destinées à assurer l’achat de fourrages, de semences, de plants en vue d’éviter les « faillites ». L’objectif du CASI est de « réarmer la production » et d’éviter une « descente structurelle » de la production, avec « moins d’animaux, moins de lait, moins de céréales, moins de légumes », souligne la rue de Varenne.
L'assurance récolte sur la sellette
Le gouvernement prévoit ainsi d’allouer « plusieurs centaines de millions d’euros » à l’Indemnité de solidarité nationale (ISN), le troisième étage de l’assurance multirisque climatique (MRC), inaugurée le 1er janvier 2023. Sous réserve d’un accord de la Commission européenne, les reliquats d’aides à la conversion bio pourraient y contribuer à hauteur de 93 millions d’euros, constituant ainsi un « bol d’air » à la crise climatique.
Selon le ministère de l’Agriculture, le taux de souscription « plafonne » autour 68.000 exploitations. S’il n’a pas fermé la porte à un abaissement du taux de déclenchement, voire à rendre le dispositif obligatoire, il a estimé que la première option était suspendue à l’adhésion des assureurs et que la seconde relevait d’un enjeu présidentiel.