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Jeudi 08/01/2026
La FNSEA prévoit une nouvelle mobilisation nationale en cas de signature de l’accord UE-Mercosur
Après la mobilisation d’ampleur du 18 décembre 2025 à Bruxelles, la FNSEA assure qu’en cas de signature de l’accord UE-Mercosur, elle appellera à une nouvelle action à Strasbourg le 20 janvier afin d’interpeller les eurodéputés qui devront voter le texte.
Le gouvernement français et l’exécutif européen ont beau faire des concessions pour tenter d’apaiser la colère des agriculteurs, rien n’y fait. Ni l’aménagement de la taxe carbone aux frontières, ni la rallonge budgétaire de la PAC, ni la suspension d’importation de denrées contenant des résidus de pesticides interdits dans l’UE.
Sur fond de crise sanitaire avec la DNC, l’imminence de la signature de l’accord de libre-échange UE-Mercosur empêche toute diminution des tensions. Et les mesures de sauvegarde promises par Bruxelles en cas de déstabilisation des marchés ne rassurent pas les éleveurs européens.
Nouvelles mobilisations
Après la mobilisation d’ampleur du 18 décembre 2025 à Bruxelles et le report de la signature à janvier, la FNSEA assure qu’en cas de signature de l’accord UE-Mercosur, qui devrait survenir ce week-end, elle appellera à une action le 20 janvier à Strasbourg, siège du Parlement européen, avec les Jeunes Agriculteurs. L’objectif est d’interpeller les eurodéputés qui devront se prononcer sur le traité de libre-échange, a expliqué le président de la FNSEA Arnaud Rousseau lors d’une conférence de presse le 8 janvier.
Appelé à réagir sur la mobilisation de la Coordination rurale jeudi matin à Paris, Arnaud Rousseau a affirmé « se battre sur tous les fronts » pendant que d'autres viennent « mettre trois tracteurs devant un monument pour faire causer ».
En ultime recours pour stopper l’application de l’accord avec le Mercosur, il entend « interpeller les eurodéputés qui auront encore la possibilité de saisir la Cour de justice européenne pour repousser cet accord ».
Triple crise
Concernant la situation en France, Arnaud Rousseau estime que le secteur fait face à une « triple crise » : une crise de vision pour l’agriculture, une crise de confiance vis-à-vis de la parole publique, et une crise économique, analyse-t-il.
Le syndicat attend des réponses concrètes du Premier ministre sur de nombreux sujets : mesures de crise pour la viticulture, simplification de la directive nitrates, décrets relatifs à la loi Duplomb, refonte de l’assurance prairie, mesures face au prix des engrais, etc.
La situation est « extrêmement tendue », admet Arnaud Rousseau. « Tous les hivers depuis trois ans, l’agriculture crie sa colère ».
« Notre rôle est de se battre pour que le pays retrouve une vision pour l’agriculture », défend le président de la FNSEA, syndicat qui fêtera ses 80 ans cette année.
Alors que la course à la présidentielle va s’ouvrir dans les prochains mois, Arnaud Rousseau entend questionner les futurs candidats sur leur vision de l’agriculture française. La FNSEA dévoilera son nouveau « rapport d’orientation » lors de son congrès prévu fin mars à Caen.