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Lundi 07/09/2026
La production viticole 2026 estimée à 34 millions d’hectolitres
C’est 6% de moins qu’en 2025 et 17% en-deçà de la moyenne quinquennale 2021-2025 selon les prévisions d’Agreste. Ils sont rares les vignobles ayant réussi à tirer leurs raisins du feu de l’été 2026.
+10% dans le bordelais, +5% en Languedoc-Roussillon, +2% dans le Sud-Est : voilà pour les notes positives de la vendange 2026 selon les premières estimations de récolte établies par le service statistique du ministère de l’Agriculture en date du 1er septembre. Pour le reste : -48% en Champagne, -36% dans le Jura, -33% en Bourgogne-Beaujolais, -12% en Val de Loire, -6% en Alsace et en Charentes et -4% en Corse. En Savoie, la récolte est équivalente à 2025.
Quand ce n’est pas l’été torride et la sécheresse historique qui ont érodé la vendange, c’est l’érosion des surfaces qui s’en est chargée, quand les deux phénomènes ne se sont pas additionnés. Pour mémoire, en 2021, millésime marqué par un gel massif, la production s’était établie à 37,8 Mhl.
Les prévisions par bassin de production
En Champagne, après des aléas climatiques (gel dans l’Aisne, grêle, sécheresse depuis mars), la récolte s’annonce réduite de moitié par rapport à 2025 et à la moyenne quinquennale. Le poids des grappes y atteint son plus bas niveau depuis vingt ans.
En Bourgogne et Beaujolais, grêle, sécheresse et canicules ont fortement réduit un potentiel initialement élevé. En Bourgogne, le Pinot noir, particulièrement touché, accuse des pertes dépassant 50 %. Dans le Beaujolais, la production serait inférieure de 33 % à celle de 2025 et à la moyenne quinquennale.
En Alsace, malgré des pluies tardives, la sécheresse a limité le volume des baies et les vendanges donneront une récolte inférieure de 6 % à celle de 2025, déjà faible.
Dans le Jura, le volume serait inférieur de 36 % à 2025 et de 13% à la moyenne quinquennale.
En Val de Loire, sécheresse et canicules ont provoqué chute du feuillage, flétrissements et brunissement des grappes. Les vendanges donneront une production en retrait de 12% par rapport à 2025 et de 18% par rapport à la moyenne quinquennale.
Dans les Charentes, malgré une sortie de grappes abondante et un potentiel initial élevé, les canicules ont causé échaudages, brûlures et dessèchement des feuilles et des baies, bloquant leur grossissement. La récolte est attendue en retrait de 6% par rapport à celle, déjà faible, de 2025.
Dans le Bordelais, malgré la baisse de près de 5000 hectares de vignes en production depuis la dernière récolte (-5%), la production devrait augmenter de 10 % par rapport au niveau très faible de 2025 grâce à de meilleurs rendements, mais se situer bien en dessous de la moyenne 2021-2025 (-11 %).
Dans le Sud-Ouest, le bassin enregistrerait une baisse de 2 % sur un an et de 12 % par rapport à la moyenne quinquennale.
En Languedoc-Roussillon, malgré une baisse des surfaces en production estimée à plus de 5000 ha (soit -3%), la production serait en hausse de 5% par rapport à la faible récolte 2025 grâce à de meilleurs rendements, mais resterait inférieure de 8% à la moyenne 2021-2025, avec de fortes disparités locales, selon le recours des exploitations à l’irrigation, avec un vignoble très touché par la sécheresse dans le Roussillon.
Dans le Sud-Est, la sécheresse a réduit la taille des baies mais les récentes précipitations ont été bénéfiques aux vignobles de l’Ardèche et de la Drôme. La production devrait s’aligner sur celle de 2025 (+2 %), bien en-dessous de la moyenne quinquennale (-8%).
En Corse, les vendanges, lancées début août, affichent des volumes finalement peu affectés par la canicule, grâce à un recours efficace à l’irrigation. Après l’exceptionnelle récolte de 2025, la production s’inscrirait cette année dans la moyenne 2021-2025, avec une légère baisse sur un an (-4%)
