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Dimanche 26/07/2026

Maïs : des ensilages qui s’engagent franchement sur la première quinzaine d’août

Publié par Pleinchamp

Arvalis publie une carte des dates prévisionnelles de début des récoltes des maïs fourrage en France. Déclenchés par un stress hydrique intense, les ensilages seront extrêmement précoces cette année.

Le stress hydrique résultant d’une faible pluviométrie depuis le printemps amplifié par trois périodes de températures caniculaires a fortement affecté le développement des maïs et le potentiel de rendement.

A ce jour, la période de floraison se termine dans les situations les plus tardives et le stade limite d’avortement des grains (SLAG) est atteint dans les situations les plus précoces. Très peu de régions ont pu bénéficier de précipitations depuis la floraison et le stress hydrique continue de se creuser.

>> Voir aussi : Sécheresse et déficit fourrager : 3 conseils d’Arvalis pour cultiver une dérobée cet été

Des ensilages ont déjà pu être réalisés depuis le début du mois de juillet dans les situations les plus pénalisées. Les récoltes, extrêmement précoces, vont s’engager franchement sur la première quinzaine du mois d’août, prévoit l’institut Arvalis, qui publie une carte de l’estimation des dates de récoltes des maïs fourrages. Toutefois, « il est recommandé de l’interpréter avec beaucoup de prudence compte tenu des conditions climatiques « hors normes » rencontrées depuis les semis », prévient Arvalis, rappelant qu’une visite de chaque parcelle est indispensable avant de prendre la décision d’ensiler.

« En situation de stress hydrique marqué, le taux de matière sèche du maïs peut évoluer très rapidement et cette évolution est mal prise en compte par les modèles », explique l’institut.

Dates de récoltes estimées du maïs fourrage au stade 32% de MS. Source : Arvalis (carte établie le 23 juillet 2026).

Le diagnostic lors d’une visite des parcelles reste indispensable

L’observation de l’évolution des maïs se fait en cœur de parcelles, via le gabarit des plantes, l’état du feuillage, la présence d’épis plus ou moins fécondés ainsi que l’avancement du grain.

Un diagnostic fiable sur le nombre de grains ne peut être réalisé qu’à partir de trois semaines après la floraison, rappelle Arvalis. Au-delà de ce stade limite d’avortement des grains (SLAG), les grains deviennent moins sensibles à l'avortement, mais un déficit en eau durant cette phase diminue le remplissage des grains, accélère le dessèchement des feuilles et des tiges et avance la maturité de la culture.

Valeur alimentaire : qu’attendre d’un maïs fourrage récolté sans épi ?

Initialement, la valeur énergétique du maïs fourrage réside dans l’amidon. Cependant, lorsque les plantes ensilées ne contiennent pas de grains, la valeur alimentaire se cantonne intégralement dans la digestibilité de l’appareil végétatif. « Il existe peu de références françaises sur ce type de fourrage », indique Arvalis. Quelques prélèvements réalisés en stations expérimentales Arvalis, lors d’années sèches, ont permis d’évaluer la valeur alimentaire éventuelle de ce type de fourrage. « Il a été constaté que pour des maïs plus ou moins stressés et à des stades plutôt précoces, la digestibilité des fibres est plutôt correcte et surtout non dépendante du niveau de dessèchement des feuilles. La valeur UFL de ce type de maïs ne décroche pas significativement pour autant en l’absence de grains lorsque la digestibilité des fibres reste bonne. Cette qualité énergétique est simplement différemment obtenue en comparaison à des maïs ensilage plus traditionnels ».

Par ailleurs, pour des maïs ayant souffert de la sécheresse, des références américaines font état de valeurs énergétiques proches de la normale (85 à 100%), sans pour autant qu’il soit possible de positionner ces résultats par rapport à la situation actuelle.