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Vendredi 23/10/2026
Sécheresse et restrictions d’irrigation : à année record, contrôles records
Les agents de l’OFB ont procédé à 16.318 contrôles, dont un quart dans les exploitations agricoles. Le taux d’infraction est de 7%. La loi d'urgence pourrait agir en amont sur la ressource.
« Les agents de l’OFB ont réalisé de juin à septembre plus de 16.000 contrôles pour vérifier le respect des arrêtés de restrictions d’eau. Il s’agit d’une mobilisation historique depuis la création de l’OFB, avec un volume de contrôles en hausse de 30% par rapport à la crise de 2022 ». C’est ce qu’indique l’OFB à l’issue de l’été 2026, le plus chaud jamais enregistré en France depuis le début des mesures en 1900, selon Météo-France.
De juin à septembre 2026, « seuls 1211 contrôles, soit un peu plus de 7% du total, ont révélé des manquements et ont été suivis de réponses administratives ou judiciaires adaptées à leur gravité », indique par ailleurs l’OFB, sans donner d’indications statistiques sur la nature des contrevenants. Les particuliers ont été les plus contrôlés, représentant 37,35% du total, devant les agriculteurs (24,73%), les collectivités (21,53%) et les entreprises (15,32%).
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L’été de tous les records
Températures nocturnes et diurnes, vagues de chaleur, nombre de jours sans pluie, indice de sécheresse des sols, état des nappes, assecs des petits cours d’eau, superficies incendiées, communes privées d’adduction d’eau etc. : les indicateurs ont battu tous les records, effaçant des tablettes des années 1976, 2003 et 2022. L’agriculteur a payé un lourd tribut, fragilisant des dizaines de milliers d’exploitations, que le plan « Canicule, Adaptation, sécheresse, incendies », déployé depuis le mois de septembre et doté de plus de 1 milliard d’euros, est censé amortir.
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Le 8 octobre à Cournon (Puy-de-Dôme), la ministre de l’Agriculture a annoncé plusieurs mesures de renforcement du plan, dont la prise en charge des intérêts de prêts de trésorerie à hauteur de 2 milliards d’euros de prêt, ainsi que les intérêts et surcoûts de rééchelonnement des prêts accordés aux agriculteurs nouvellement installés.
De l’eau dans les tuyaux
Promulguée au cœur de l’été, la loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (UPSA) porte l’objectif de doubler les volumes de stockage d’eau pour les usages agricoles d’ici à 2035. Ce doublement s’accompagne d’une remobilisation de volumes disponibles dans les plans d’eau existants et des ouvrages de stockage multi-usages réalisés « dans un cadre concerté ». En ce qui concerne la Réutilisation des eaux usées traitées (REUT), l’objectif est de multiplier les volumes par 10 d’ici à 2030 par rapport à 2020, par 30 d’ici à 2040 et par 50 d’ici à 2050.
Quatre projets de décrets et arrêtés, émanant de la loi UPSA font actuellement l’objet d’une consultation publique.
