Téléchargez la nouvelle application Pleinchamp !
Mardi 06/10/2026

Sécheresse : « Pas d’afflux inhabituel d’animaux en abattoir à ce stade »

Publié par Pleinchamp

C’est ce que relève Interbev en date du 2 octobre, le cheptel allaitant ayant même légèrement progressé en juillet et août. Mais l’interprofession n’exclut pas un contre-coup dans les semaines et mois à venir, en lien avec la météo et les mesures de soutien public.

« Les niveaux d’abattages observés ne traduisent donc pas, à ce stade, de phénomène massif de décapitalisation lié aux conditions climatiques de cet été ». C’est ce qu’écrit l’interprofession du bétail et des viandes dans une note de synthèse datée du 2 octobre. `

À fin septembre, les abattages de gros bovins, en nombre d’animaux abattus, sont en recul de 3,9% depuis le début de l’année par rapport à la même période en 2025. L’interprofession l’explique par le repli marqué des abattages de vaches allaitantes, en diminution de 9,2 %, tandis que les abattages de vaches mixtes et laitières restent globalement stables (-0,2%).

Les abattages de vaches laitières ont toutefois ponctuellement progressé en août (+10,6% versus août 2025), sous l’effet des conditions climatiques mais aussi du décalage des vêlages lié aux épisodes de FCO et la conjoncture laitière. Dans certaines régions, les fortes chaleurs et le déficit de pousse ont davantage affecté les élevages dès le mois de juillet.

La décapitalisation sur « pause » ?

Assez étonnement, Interbev fait part d’une « très légère progression du cheptel allaitant » cet été, avec +0,1% en juillet et +0,5% en août, alors qu’il a fondu au rythme de 1,3% entre 2015 et 2025. « Un signal positif, mais encore récent et fragile, qui pourrait être remis en cause par les conséquences de la sécheresse », relativise toutefois l’interprofession, la tension persistante sur les disponibilités fourragères étant susceptible de modifier la conduite des troupeaux et/ou d’anticiper les sorties.

« Ces décisions dépendront également des mesures d’accompagnement qui pourront être mises en place par les pouvoirs publics, tant au niveau national qu’européen, conclut Interbev. Les prochains mois permettront donc de mesurer plus précisément les conséquences de la sécheresse sur la filière ».