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Mardi 25/08/2026

Sécheresse : vers une baisse de 20% de la production de betteraves sucrières

Publié par Pleinchamp

C’est l’alerte lancée par l’Association interprofessionnelle de la betterave et du Sucre (AIBS), qui attend des pouvoirs publics des dispositifs de soutien en conséquence, alors que la sécheresse met en jeu « la culture même » de la betterave.

« Dans certaines situations extrêmes, le potentiel de production est devenu si faible que la récolte de certaines parcelles pourrait ne pas être économiquement envisageable. Au regard des conséquences subies par certaines exploitations agricoles, c’est même la culture de la betterave qui est en jeu sur nos territoires ». Telle est l’alerte lancée ce mardi par l’Association interprofessionnelle de la betterave et du Sucre (AIBS), qui fédère l’ensemble des acteurs de la filière betterave-sucre.

Une chute de production de 20%

Si l’association nuance son constat en faisant part de « disparités territoriales », elle anticipe une baisse de 20% de la production par rapport à la moyenne quinquennale 2021-2025 (± 31.000 tonnes).

Il faudra attendre le début du mois de septembre pour disposer de la première estimation officielle de la production 2026, Agreste mentionnant d’ores-et-déjà dans sa dernière livraison une sole de 373.000 ha, en retrait de 6,3% sur un an.

Aux méfaits de la sécheresse s’ajoutent des impacts sanitaires collatéraux, engendrés par les charançons et la teigne et des pourritures (rhizopus), aggravant encore les pertes constatées, au point d’hypothéquer l’arrachage dans les situations les plus extrêmes.

Etat des lieux général le 27 août, annonces le 3 septembre

La filière betteravière rejoint ainsi le (long) cortège des filières végétales et animales victimes d’une sécheresse historique et de canicules à répétition, dont le ministère de l’Agriculture dressera un état des lieux « précis et documenté, territoire par territoire, filière par filière » ce jeudi et destiné à calibrer le plan « Canicule - Sécheresse – Incendies », annoncé le 6 août dernier. Les annonces concrètes sont attendues pour le 3 septembre.

Tout comme la filière pommes de terre, qui anticipe une chute de la production de 23%, sous l’effet combiné des pertes de rendement (-14%) et des surfaces, l’AIBS attend des « dispositifs de soutien adaptés aux conséquences exceptionnelles de la sécheresse et de la canicule (…) Les entreprises sucrières françaises devront en effet faire face à un volume de betteraves nettement inférieur aux prévisions initiales, entraînant une baisse substantielle des productions de sucre, d’alcool et de bioéthanol, avec des conséquences sur l’activité industrielle et la durée des campagnes de transformation, et plus largement sur la situation économique des entreprises elles-mêmes », prévient l’AIBS.