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Mardi 18/08/2026
Sécheresse : « Toute la solidarité nationale est convoquée dans cette crise terrible », déclare Annie Genevard
La ministre de l’Agriculture attend l’état des lieux « très précis, très documenté », fixé au 27 août, pour calibrer la réponse du gouvernement à la sécheresse, qui impacte « tous les territoires et toutes les productions ». Et de mentionner les futurs Contrats d’avenir pour adapter l’agriculture à « la nouvelle donne climatique ».
C’est ce qu’a déclaré la ministre de l’Agriculture à l’antenne de France Info mardi matin, évoquant une « crise profonde », une « crise climatique », une « crise météorologique », citant sécheresse, la canicule et pour certains territoire les incendies, « un trio absolument redoutable », avec une « incidence très forte sur la production et sur le moral des agriculteurs (…) C’est même le fruit d’une année de travail, dont ils voient la perte », a dit Annie Genevard qui au passage, a affirmé que « l’agriculture est un excellent coupe-feu. Les surfaces irriguées, elles ont stoppé le feu ».
Comme elle l’avait annoncé le 13 août dernier, la ministre va réunir tous les préfets le 27 août pour pouvoir disposer d’un état des lieux « très précis, très documenté de la situation de l’agriculture, de façon à pouvoir adapter les aides selon les territoires et les filières ».
Dans une lettre ouverte adressée le 14 août aux « agriculteurs de France » le Premier ministre a mentionné « des enveloppes d’aides ciblées, à la main des préfets, pour soutenir les trésoreries et la remise en production », des dégrèvements de TFNB, des prises en charges de cotisations sociales pour les exploitations « les plus fragilisées ». « En outre, au-delà des outils d’assurance, l’indemnité de solidarité nationale, qui indemnise une fraction des pertes lorsqu’elles sont élevées, sera armée autant qu’il le faut » a écrit Sébastien Lecornu.
En ce qui concerne les mesures d’adaptation, Annie Genevard a déclaré que « le contexte du changement climatique implique qu’on change les choses, naturellement (…) On n’a pas entendu 2026 pour le faire », citant notamment le Plan agriculture climat Méditerranée, visant à « adapter les modes de cultures et les types de productions (…) Il faut aussi produire différemment de façon à conserver de l’eau dans les sols ».
La ministre a également cité les Contrats d’avenir pour la souveraineté alimentaire qui « visent aussi à adapter la production agricole à la nouvelle donne climatique ».
Instaurés par la loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles, adoptée par le Parlement le 22 juillet dernier, les Contrats d’avenir agricoles, poussés par les JA, sont destinés à accompagner, techniquement et financièrement, les agriculteurs se lançant dans une nouvelle culture adaptée au marché et au changement climatique. « Je ne me résous à ce que 30 % de l’assiette des Français soit d’origine importée et peut-être demain davantage, il faut qu’on produise davantage et qu’on transforme davantage pour nourri les Français » a dit la ministre.