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Mercredi 11/03/2026
Un soulagement pour les éleveurs des Pyrénées-Orientales : les broutards repartent à l'export !
Dans les Pyrénées-Orientales, la réouverture progressive des échanges de bovins avec l’Espagne repart après plusieurs mois de restrictions liées à la dermatose nodulaire contagieuse. Un signal positif pour la filière, dont une partie des débouchés dépend du marché espagnol.
La reprise a débuté le 11 mars, de manière strictement encadrée. 31 communes, principalement situées en Cerdagne, mais aussi dans le Capcir et le Conflent, ont été autorisées à expédier de nouveau leurs animaux. D’autres territoires seront bientôt ouverts selon le calendrier établi par les autorités préfectorales. Le 16 mars, 15 communes supplémentaires ont intégré le dispositif. À la fin du mois, la grande majorité du département devrait pouvoir reprendre les échanges transfrontaliers, avant la levée complète des restrictions début avril si la situation reste stable. Pour rappel, un foyer a été détecté en Espagne le 28 février 202§.
Une trésorerie rudement mise à l’épreuve
Dans ce département frontalier d’Occitanie, l’Espagne constitue un débouché important pour les broutards. Les animaux quittent les élevages français pour être engraissés de l'autre côté de la frontière, avant d’être abattus et commercialisés sur le marché espagnol ou à l’export. L’interruption des mouvements a rapidement désorganisé les ateliers naisseurs. Les animaux sont restés plus longtemps sur les exploitations, avec des conséquences directes sur l’occupation des bâtiments. L’organisation des lots, la planification des mises bas ont augmenté les charges alimentaires des animaux et de la main-d’œuvre. La trésorerie en a fortement pâti. La reprise progressive des échanges limitera l’engorgement local des exploitations. Les ventes vont reprendre et redonner de la visibilité aux éleveurs et aux opérateurs commerciaux.
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Une reprise encadrée par les règles sanitaires
La réouverture ne signifie pas un retour immédiat à la normale. Les mouvements restent soumis au respect strict des protocoles sanitaires : vaccination à jour, contrôles vétérinaires et traçabilité renforcée. La filière bovine des Pyrénées-Orientales marche encore sur des œufs, mais l’avenir semble enfin dégagé.