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Lundi 26/01/2026
[VIDEO] Auxiliaires & production : le pari gagnant de deux agriculteurs visionnaires
[TEMOIGNAGE] Zéro phyto : quand les insectes deviennent les meilleurs alliés des agriculteurs. Coccinelles contre pucerons, micro-guêpes contre altises : en Normandie et dans le Jura, deux agriculteurs ont transformé les insectes auxiliaires en partenaires de production. Entre haies, bandes fleuries et agriculture de conservation, ils prouvent que biodiversité et performance agricole font la paire pour réduire drastiquement les phytos.
Les auxiliaires des cultures sont des alliés naturels pour les agriculteurs. Ils rendent une diversité de services écosystémiques qui permettent de concilier production agricole, préservation de l’environnement et biodiversité. Syrphes, coccinelles mais aussi micro-guêpes ont leurs larves qui mangent les ravageurs de nos cultures comme les pucerons ou les larves de la pyrale du maïs. Au passage, une fois adulte, ces auxiliaires sont de super pollinisateurs ! Ils sont donc des incontournables pour nos exploitations et en les favorisant il est même possible de réduire l’usage des produits phytopharmaceutiques.
Direction le Jura et la Normandie, à la rencontre d’Emmanuel Ogier et de Geoffroy de Lesquen, deux agriculteurs qui ont fait le pari de miser sur les auxiliaires des cultures pour réduire voire stopper l’utilisation des produits phytopharmaceutiques dans leur exploitation.
D’un côté, Geoffroy de Lesquen s’appuie sur l’agriculture de conservation des sols. Cette pratique s’explique par quatre grands principes liés au sol : ne pas le toucher, le couvrir en permanence avec des couverts végétaux, allonger ses rotations culturales et réduire les insecticides car « Ce que l’on souhaite c’est bichonner nos auxiliaires ».
De l’autre, Emmanuel Ogier, en agriculture biologique, a décidé de semer des haies aux abords de ses parcelles et des bandes fleuries intra-parcellaires tous les 50 mètres. Son objectif, apporter gîte et couvert pour les auxiliaires des cultures, notamment la micro-guêpe (Tersilochus), qui prédate les altises, un insecte destructeur du colza. Actuellement, celle-ci se fait rare dans les paysages agricoles car « Quand on traite l’altise, on traite aussi le Tersilochus qui est encore plus sensible aux insecticides ».
Bref, deux agriculteurs, deux visions, mais un objectif commun : agir et aménager les paysages agricoles pour les rendre plus attractives pour les auxiliaires des cultures afin de réduire les produits phytos.